Crise climatique en forêt vosgienne : le Sénateur Jackie Pierre demande la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle

Le Sénateur Jackie Pierre a récemment appelé l’attention du Gouvernement en la personne de Monsieur le Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation au travers d’une Question écrite intitulée « Crise climatique en forêt vosgienne et demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle », en vue de relayer les préoccupations exprimées par des représentants de la filière bois, dont Monsieur le président de l’Association des Communes forestières Vosgiennes, qui s’est récemment ému de la situation de nos forêts auprès du Sénateur. Cette question écrite a été publiée dans le Journal Officiel Sénat de ce jeudi 1er août 2019.

Crise climatique en forêt vosgienne et demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.

Question écrite n° 11910 de M. Jackie Pierre (Vosges – Les Républicains) publiée dans le JO Sénat du 01/08/2019.

M. Jackie Pierre attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la grave crise climatique et sanitaire que traverse actuellement la forêt du Grand-Est et donc la forêt vosgienne. Depuis quelques mois, nos arbres sont victimes de multiples fléaux : sécheresse, scolytes, chalarose, chenilles processionnaires, qui entraînent de lourdes conséquences. De plus en plus de sapins des Vosges meurent sur pied. Le manque d’eau depuis le début de l’année et les périodes répétées de canicule font ainsi la joie des parasites. Il s’agit d’une crise exceptionnelle qui nécessite des mesures exceptionnelles. Nous nous trouvons face à une crise climatique et sanitaire dont on ne sait quand elle va se terminer et pour laquelle, à ce jour, nous n’avons aucune visibilité quant aux répercussions économiques et environnementales. Dans l’immédiat, cette situation catastrophique génère la mobilisation d’importants volumes de bois communaux scolytés ou dépérissants, entraînant une chute des cours du bois qui malgré tout produira des recettes sur une ou deux années. À ce titre, il serait souhaitable que les importantes rentrées d’argent dues à ces produits exceptionnels ne pénalisent pas les communes dans le calcul de leur prochaine dotation globale de fonctionnement, n’étant pas sûr que les recettes couvriront les investissements que ces communes devront supporter à terme. L’office national des forêts (ONF) est en mesure d’isoler ces recettes, il serait bon de ne pas les prendre en considération. Par ailleurs, malgré l’investissement sans faille des élus des communes forestières, des agents ONF et des acteurs de la filière pour parer à l’urgence du terrain, les moyens mis en œuvre ne sont pas suffisants et nous sentons poindre chez ces derniers un sentiment d’abandon face à l’immensité de la tâche. Aussi, comme cela avait été le cas pour la tempête de 1999, une reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle apparaît comme primordiale pour agir vite et mettre en place aujourd’hui pour demain les mesures les plus efficaces pour le maintien de la filière et l’avenir de nos forêts. Ces dernières sont d’ores et déjà à recréer avec de nouvelles essences adaptées aux changements climatiques. Il souhaite par conséquent connaître les intentions du Gouvernement sur cette demande de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle et les mesures structurelles et ambitieuses qu’il entend prendre en réponse à cette crise climatique majeure.

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