Remiremont – Rebondir après l’incendie !

Cette nuit du 19 mars 2020 restera gravée durablement dans les mémoires des membres de la famille Chatton mais aussi dans celles des Romarimontains tant les Cycles Chatton ont marqué l’histoire commerçante de la Ville. Cette nuit-là, le magasin et toute son histoire sont partis en fumée. Une catastrophe que les dirigeants entendent bien surmonter !

Quand les « emmerdes » volent en escadrille.

Cette ʺéléganteʺ formule de Jacques Chirac « Les emmerdes, ça vole toujours en escadrille » est tout-à-fait de circonstance pour la famille Chatton. En effet, alors que l’incendie détruit une grande partie des installations de « Chatton Motorcyles » dans la nuit du 19 mars dernier, le confinement général du pays fut décrété deux jours avant. Précisons d’entrée, que le magasin principal avait été entièrement refait tout récemment sur un cahier des charges du fournisseur principal Yamaha. La veille du terrible incendie, l’enseigne du célèbre constructeur de motos japonaises venait d’être raccrochée en bonne place sur la façade du magasin. Même si le feu a généré son œuvre destructrice, la famille Chatton ne remerciera jamais assez les sapeurs-pompiers de Remiremont étant intervenus avec promptitude en pleine nuit (vers 4 h du matin le jeudi 19 mars). Précisons que les soldats du feu ont tout mis en œuvre pour sauver toutes les motos. Tout le magasin d’exposition fut détruit en même temps que les deux étages où étaient entreposées une grosse partie des accessoires et les archives de l’entreprise.

Christophe et son père Jean-Mary Chatton.

L’épisode du confinement n’a rien arrangé.

Inévitablement, le confinement général du pays a freiné, voire bloqué, toutes les démarches administratives indispensables pour la suite à donner après l’incendie : expertises, contre-expertises, mesures de « mise en péril », (une partie du bâtiment risquait de s’effondrer), sécurisation du site, et enfin autorisation de démolition. Finalement, c’est seulement vers mi-mai que l’entreprise spécialisée de démolition « Hollinger », basée à Pont-à-Mousson, a pu mettre en route ses engins pour déconstruire toute la partie ravagée par l’incendie.

Enfin, le bout du tunnel du confinement général se profilant, le dirigeant Christophe Chatton et son équipe se sont rapidement penchés sur la méthodologie à adopter pour relancer la commercialisation des motos et vélos.

L’entreprise de démolition en action.

Retrousser les manches pour repartir de plus belle.

Nous avons rencontré, Christophe Chatton et son père Jean-Mary, lui aussi traumatisé par le sinistre, pour faire un point sur les conditions de redémarrage de l’activité tant au niveau commercial que sur le plan technique avec l’atelier d’entretien et réparation. Fort heureusement, l’atelier mécanique, à l’arrière du magasin d’exposition, fut épargné. Pour l’heure, un magasin d’exposition provisoire a pris place au fond des bâtiments de l’entreprise.

Précision importante : le printemps étant traditionnellement une saison porteuse pour le commerce des vélos et motos, peu de temps avant l’incendie le stock était à son maximum en vue d’une porte ouverture prévue initialement début avril. Tenant compte des contraintes liées, d’une part à la sécurisation des locaux et en plus à la sécurité sanitaire liée à la pandémie, la direction a organisé au mieux l’accueil des clients.

Pour conclure : la famille Chatton et ses salariés entendent bien se relever, après ce maudit coup du sort, pour rebondir de plus belle en continuant de proposer ses équipements, dont la réputation n’est plus à faire, et ses services à sa fidèle clientèle.

Christophe Chatton dans le hall d’exposition provisoire.

J.C. B.