Le « Nectar des Dieux » cette année

Le monde de l’apiculture fait régulièrement parler de lui et c’est bien ainsi. Les abeilles, en plus de leur savoureux miel, assument un rôle important pour la vie humaine avec la pollinisation, notamment. Comme les années passées, faisons le point sur la récolte de miel, le «Nectar des Dieux», dans les Vosges, avec la collaboration de Michèle Forterre, présidente d’ApiVosges88.

Pas de confinement pour les abeilles.

Présidente d’ApiVosges88, Michèle Forterre nous a confirmé le constat de l’apiculteur Pierre Petitjean, que nous avons interviewé récemment : cette année les abeilles ont bien travaillé, bravo ! La présidente d’ApiVosges88 n’est jamais avare d’explications dans son domaine de prédilection qu’est le monde de l’apiculture. Cette année, l’hiver n’ayant pas été spécialement froid, les reines se sont bien comportées dans le corps de ruche et ont pondu précocement. Grâce à l’ensoleillement du printemps, les nombreuses abeilles travailleuses sont sorties de bonne heure pour se mettre au travail en butinant les premières fleurs. En moyenne, les ruches abritent entre 30 000 et 40 000 abeilles et cette année elles sont pratiquement le double, certaines ruches en comptant jusqu’à 80 000. Les premières récoltes de début juillet étaient composées principalement du miel de fleurs sauvages. Les secondes du mois d’Aout comportaient principalement du miel de sapin dans nos Hautes Vosges. En moyenne cette année, les apiculteurs de nos contrées ont pu récolter entre 10 et 12 kg par hausse soit une quantité de miel par ruche de près de 20 kg. Comme chaque année, le début de l’automne correspond à l’heure du repos pour nos abeilles car elles ne cherchent plus à butiner. La reine continue inlassablement à pondre mais cette fois ci pour assurer la naissance des abeilles d’hiver qui seront en charge de « bichonner » leur génitrice durant la période hivernale. Puis, courant février prochain, l’heure viendra d’assurer la reproduction des abeilles travailleuses qui butineront alors les fleurs du printemps. Inutile de préciser que nos abeilles n’ont pas connu le confinement, pas plus que le post-confinement cette année, et encore moins le port du masque !

L’apiculture implique un minimum d’investissements sans compter le temps passé.

Au regard du prix du kilo de miel, les consommateurs doivent savoir qu’en plus du temps passé par les apiculteurs auprès des ruches et leurs abeilles cette spécialité implique des investissements. En plus des achats d’essaims (entre 120 et 250 €), il faut assumer des frais annexes comme les équipements, l’étalonnage des balances commerciales (~ 90 €). Notons au passage que les essaims ʺhivernésʺ achetés auprès d’éleveurs de reines coûtent entre 150 et 300 €.

La présidente d’Apivosges88 continue de faire partager sa passion.

Michèle Forterre, présidente d’Apivosges88 continue inlassablement de faire partager sa passion pour le monde des abeilles. Actuellement elle forme deux futurs apiculteurs, Baptiste et Valentin. Par ailleurs elle a toujours un œil sur les ruches du lycée André Malraux et sur celles de l’AFPA prises en compte par l’animateur Christophe Houillon. Pour chacun des deux sites les récoltes ont produit environ 40 kg de miel par rucher. Michèle Forterre conclu toujours ses propos en rappelant que l’apiculture demande un minimum de connaissances et de précautions… Elle est finalement réservée aux passionnés !

J.C Bigorne.