Epinal – Les infirmiers anesthésistes réclament de la reconnaissance !

C’est au tour des infirmiers anesthésistes de réclamer de la reconnaissance et le salaire qui va avec.  Une revendication  qui souligne l’état du système de santé aujourd’hui ! Ils ont été des héros et refusent de devenir des zéros.  « On nous endort » dénoncent-ils et … ils savent de quoi ils parlent.

Ils sont 12 infirmiers anesthésistes au nouvel hôpital d’Épinal, tous en grève ! « Il faut 7 ans pour nous former, on intervient tout au long d’une intervention de l’endormissement au réveil et à la gestion de la douleur. On prend en charge les patients critiques, le déchoquage ou la réanimation et on toucherait seulement 16€ de plus en octobre ? En fin de carrière, la différence avec un infirmier en soins généraux et un infirmier anesthésiste serait seulement de 15€ ? Inadmissible !», dénonce leur porte parole.

Une formation et des responsabilités qu’il faut reconnaitre

Elle poursuit en faisant remarquer qu’en cette période de pandémie, ils sont en renfort en réanimation et forment les collègues infirmiers non spécialisés. Ils assurent les transferts de patients lourds en plus des astreintes de nuit tout ça pour 16€ de plus par mois ! Pour eux, c’est la non reconnaissance de leur spécialité et des responsabilités qui leur incombent. Ils veulent un salaire qui corresponde à leur Master 2 et 7 ans d’étude !

Penser plus « humanité »

Ils veulent aussi pouvoir choisir d’être affectés aux équipes du SMUR, puisqu’ils en ont les compétences. « On est cantonné au bloc opératoire, mais on est aussi formé à la réanimation et pourrait tout à fait intégrer le SMUR ». Ils évoquent également leurs conditions de travail, la pénibilité qui doit être reconnue et réclament plus d’humanité et des temps d’échanges pour discuter des procédures et mises à jour. Le direction ne les recevra pas « parce que leurs revendications sont nationales ».

Qui voudra encore exercer ce métier ?

Sans oublier que les infirmiers en formation sont actuellement affectés en renfort aux services Covid et manquent une partie de leur programme de formation (presqu’un an).

« Monsieur Véran, que fera votre relève quand vous n’aurez plus d’infirmiers anesthésistes, faute d’attractivité ?  Serez-vous obligé d’employer des intérimaires  et d’impacter davantage les finances publiques ? », interpellent-ils.

Brigitte Boulay.

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