Covid-19 – Les tests négatifs sont désormais valables 72 heures

Les tests négatifs seront valables pendant 72 heures, a annoncé dimanche le ministre de la Santé, Olivier Véran, dans une interview accordée au Parisien.

« Après consultation des autorités scientifiques, un dépistage négatif sera valide 72 heures et non plus 48 heures pour les non-vaccinés », a dit le ministre au quotidien.

« Ces aménagements nous permettront de faire face au mieux à la demande de tests et de démultiplier les lieux de dépistage avec la coopération des collectivités territoriales », a-t-il ajouté.

Pour les personnes ne souhaitant pas se faire vacciner, ou n’ayant pas terminé leur cycle vaccinal, un test PCR, antigénique et même un autotest permettront donc de voyager, d’aller au cinéma ou au restaurant. « Autre nouveauté : il sera possible d’effectuer des autotests supervisés par un professionnel de santé, en plus des tests antigéniques et PCR », affirme Olivier Véran. « Eux aussi seront valables 72 heures ».

Toujours dans les colonnes du Parisien, le ministre de la Santé a confirmé qu’il ne serait pas nécessaire de présenter un pass sanitaire pour se rendre chez son médecin généraliste. Il sera en revanche demandé pour pénétrer dans un hôpital, même s’il ne devra « en aucun cas être un frein pour accéder à des soins utiles et urgents », assure Olivier Véran.

Le décret d’application de la loi sur la gestion de la crise sanitaire est publié au Journal Officiel ici.

A partir de lundi, l’accès aux bars et restaurants, y compris en terrasse, aux établissements de santé ou encore aux transports publics pour les longs trajets sera subordonné à la présentation d’une attestation (sous format papier ou numérique), prouvant l’immunisation contre le COVID-19 (acquise après guérison ou par vaccination) ou le résultat négatif d’un test de dépistage récent du coronavirus SARS-CoV-2.

Ce « pass sanitaire » s’applique déjà depuis le 21 juillet dans les lieux culturels et de loisirs rassemblant plus de 50 personnes.

La loi met aussi en place une obligation vaccinale d’ici au 15 septembre pour les personnels susceptibles d’être en contact régulier de publics âgés ou fragiles, c’est-à-dire non seulement les soignants et professionnels du secteur de la santé ou du médico-social, mais aussi les pompiers et ambulanciers ainsi que les employés à domicile.

Ces mesures suscitent l’opposition d’une partie de la population et de certains syndicats.

Quelque 237.000 manifestants ont ainsi défilé samedi dans les rues de France pour réclamer le retrait du projet de loi.