Remiremont – L’obligation de contrôler leur clientèle ne fait pas l’unanimité chez les cafetiers

Tout comme leurs collègues restaurateurs, les cafetiers romarimontains vont devoir jauger et contrôler leur clientèle à compter de ce prochain lundi, 9 août. Pour les clients, il y a obligation de présenter soit le pass sanitaire sur papier ou par le biais du téléphone portable, soit un test PCR ou antigénique de moins de 48 h. Un contrôle qui ne fait pas forcément l’unanimité chez les tenanciers de bars. Ici et là, les conversations vont bon train sur le sujet depuis quelques jours…

Tous en parlent aisément, mais aussi avec discernement. D’un côté, il y a ceux qui sont visiblement résolus à faire respecter la règle et se montreront intransigeants. Et forcément en premier lieu avec les clients inconnus en cette période de vacances. Ces mêmes patrons de bars veulent aussi avant tout éviter l’amende forfaitaire de 900 € susceptible de leur être infligée lors d’un contrôle en cas de malveillance.

D’un autre côté, ces mêmes cafetiers affirment qu’ils connaissent leurs clients habituels et qu’ils savent par là-même que ceux-ci sont en mesure de présenter soit le pass sanitaire ou le QR code. Si cela est valable pour la plupart des estaminets de la ville, certains tenanciers estiment toutefois que devoir procéder au contrôle de la clientèle n’est pas de leur ressort. Même s’ils sont responsables de ce qui se passe au sein de leurs établissements, ils tiennent à dire qu’il ne leur appartient pas de faire la police vis-à-vis du pass-sanitaire. D’autant que les terrasses sont également concernées et avec le retour annoncé du soleil, le service devra être assuré avant tout.

Et puis il y encore les bars qui accueillent essentiellement une clientèle jeune, notamment en seconde partie de journée et en soirée. Là aussi, cela risque d’être compliqué assurent certains gérants, d’autant que parmi leurs personnels, tous n’ont pas encore reçu aujourd’hui leur première injection du vaccin anti Covid.

Dans les cafés et bars de la ville, même si chacun avait été prévenu de l’entrée en vigueur de l’obligation du pass sanitaire, un certain flou subsistait, jusqu’à parfois espérer une décision de report de la part du Conseil Constitutionnel. Mais c’est bien une réalité qui va s’appliquer dans les 24 heures… Il va falloir s’adapter à la situation.

D.P.