Remiremont – L’école de la Maix, en nouvelle base de la célébration du 11 novembre

Le 103ème anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918 marquant la fin de la 1ère guerre mondiale s’est déroulé sur une nouvelle terre de transmission, en l’occurrence la cour de l’école de La Maix. Un nouvel élan ainsi voulu par la municipalité conduite par Jean-Benoît Tisserand. « Nous avons souhaité ranimer la tradition du souvenir en l’actualisant » a déclaré le 1er magistrat de la ville, particulièrement attaché à cette notion de transmission. « Elle est d’autant plus nécessaire que nous sommes maintenant privés des témoins directs des guerres mondiales qui nous ont précédé » a t-il précisé.

C’est ainsi que pour la 1ère fois ont été associés à la cérémonie les enfants et plus précisément leur école. Le maire de la ville s’est dit réjoui d’être entouré par cette jeunesse, leur famille respective, la directrice et les professeurs de l’école, mais encore de nombreux habitants du quartier de La Maix. Une présence marquante pour cette grande page d’histoire « et dont la flamme doit continuer de briller, car il n’est jamais inutile d’en rappeler l’ampleur », a insisté le maire de la cité romarimontaine, tout en se remémorant que l’école de La Maix était aussi celle où il a appris l’histoire de France.

Gilbert Bouché, chef du protocole, annonçait que cette cérémonie était commandée par le lieutenant Adrien Lavens de la 13ème compagnie du 1er régiment de Tirailleurs d’Epinal, unité dignement représentée sur place, et sous la présidence du chef d’escadron Philippe Mouly, commandant la Compagnie de Gendarmerie de Remiremont. Egalement présents, Madame la Commandante Corinne Ballot, du Commissariat de Police romarimontain, le Capitaine Pascal Humbert, chef du centre de secours de Remiremont, entouré d’une délégation de sapeurs en tenue impeccable, le lieutenant Florent Zanchetta, responsable de la police municipale, des porte-drapeaux et bien entendu des élus du conseil municipal, mais aussi ceux du conseil des jeunes et du conseil des sages. Sans oublier diverses délégations d’associations sportives et autres.

Le carnet du poilu raconté par les enfants

Lors de son allocution, le maire Jean-Benoît Tisserand rappelait que la France avait payé un lourd tribut avec près de 1,7 million de pertes humaines civiles et militaires, des villes dévastées, des campagnes ravagées. Il évoquait tous ces poilus de la grande guerre ainsi tombés pour la France, sans oublier le sort des nombreux mutilés que l’on a surnommé « Les Gueules cassées ». Evoquant la fameuse ligne bleue des Vosges, Il notait au passage que Remiremont demeurait à l’époque en 1ère ligne, en regard de sa situation à seulement une trentaine de kilomètres de la frontière allemande. Sur le petit podium installé dans la cour de La Maix, ce sont une vingtaine d’enfants qui se sont ensuite succédé tour à tour, un dessin à la main, afin d’évoquer un récit du carnet du poilu. Un moment émouvant ouvert par la petite Jeanne, élève de CM 2. Puis retentissait une magistrale interprétation de La Marseillaise jouée par les musiciens de l’Orchestre d’Harmonie de Remiremont, habillés tout de bleu.

Vint ensuite le moment d’entamer l’itinéraire d’un défilé empruntant pour la 1ere fois la rue du Canton et la partie nord de la rue de la Xavée afin de rejoindre la rue du Général de Gaulle, la place Jules Méline et le cimetière par la rue du Général Leclerc. Face au monument aux morts, c’est par la voix du maire de la ville que fut traduit le message de Mme Geneviève Darrieussecq, Ministre déléguée auprès de la Ministre des Armées, chargée de la mémoire des anciens combattants. Puis le sergent Chef Cornu, du 1er Régiment des Tirailleurs, procéda à l’appel des noms des soldats français tués au combat depuis le 11 novembre 2020. Il est ainsi important de rappeler, qu’outre l’Armistice marquant la fin de la Grande Guerre, la date du 11 novembre est aussi jour de célébration de tous les conflits. Une journée marquée par les présences du conseiller régional Pierre François et du président du comité de la Légion d’Honneur, Pascal André.

C’est ensuite à l’unisson que les autorités civiles et militaires rejoignaient le cimetière militaire où il était procédé à un dépôt de gerbe avant le traditionnel salut aux porte-drapeaux. La cérémonie terminée, le défilé se remettait en place afin de rejoindre l’Hôtel de Ville par l’avenue Georges Lang et c’est après un dernier morceau musical délivré par les musiciens de l’Harmonie devant le Jardin des Olives, que fut servi au Grand Salon un vin d’honneur.

Denis Philippe.

Photographies : Christian Schirm.

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