Saint-Etienne-lès-Remiremont – Réflexions sur la condition des Migrants avec RGM

C’est Jean Marcel, de la section Ligue des Droits de l’Homme d’Epinal, qui était, ce mardi, aux côtés de Michel Gravier, animateur de la rubrique « La Parole est à Vous ». Marcel était venu expliquer aux éditeurs à quels sortes de ‘murs’ se heurtent les émigrés, tout au long de leur long périple, mais aussi à leur arrivée en France.

« Par définition les réfugiés cherchent un refuge, ils demandent l’asile pour se protéger. Lorsque le pas est franchi le retour en arrière est quasi impossible pour des raisons de sécurité, par contre ils peuvent se rendre dans un autre pays. Chaque année des centaines d’étudiants Français partent étudier par le biais d’ERASMUS dans les pays Etrangers pour revenir en France par la suite, pourquoi les jeunes des autres Pays ne pourraient ils pas venir en France pour y obtenir un bagage professionnel ? » souligne l’intervenant avant d’ajouter qu’il ne faut pas oublier les traumatismes subis par tous ces jeunes émigrés dès leur conception.

« Un enfant qui entend de la musique dans le ventre de sa Mère, sera différent d’un enfant qui entend tomber les bombes, les bruits de mitraillettes, qui entend des cris, ou qui ressent le stress ou la peur immense de sa Mère ». La relation a ensuite été faite entre les migrants d’aujourd’hui arrivant de tous ces pays d’Afrique et ceux arrivés il y a 50/60 ans du Portugal, d’Italie, etc.

« Le processus est le même, on leur a permis de travailler, de se poser, de vivre tout simplement. Ils ont été intégrés dans la société. N’oublions pas que les jeunes qui arrivent d’Afghanistan ou du Bangladesh doivent traverser la Russie. Pour eux la France est un Pays unique, ils arrivent sans politique et sans aucune idée de ce qu’ils vont rencontrer, des conditions, qui au final, s’avèrent inhumaines… On leur demande des tonnes de papiers, ils se présentent sans arrêt à la Préfecture pour obtenir une carte de séjour qui doit être renouvelée tous les 3 ou 6 mois. Je précise qu’ils n’ont pas de véhicule, ne conduisent pas, et sont laissés aux mains des associations qui leur prêtent assistance » a conclu Jean Marcel.