Ski alpin – L’opulence ce week-end après deux saisons sans coupe des Vosges

Aux arrêts depuis 2019, la coupe des Vosges reprend enfin ce week-end des 15 et 16 janvier 2022, avec pas moins de six courses.

Depuis le temps qu’ils attendaient cela, les skieurs alpins du massif vosgien n’en espéraient pas autant. Ce week-end, la coupe des Vosges leur propose pas moins de six courses, une en U12 (dimanche au Ballon-d’Alsace, deux en U14 (samedi au Schnepfenried et dimanche au Markstein), deux en U16 (samedi au Schnepfenried et dimanche au Schnepfenried ) et une chez les adultes (dimanche au Schnepfenried).

Après la disette, l’opulence. Car depuis 2019, ils n’ont plus eu l’occasion de disputer la moindre coupe des Vosges. Le ski alpin a été frappé de plein fouet par l’absence de neige durant la saison 2020 puis la pandémie en 2021.

« Nous sortons de deux saisons sans course. Je n’ai jamais connu cela » confirme Jean-Claude L’Epingle. Depuis la fin des années 70, le Belfortain assure l’une des missions les moins visibles et non moins essentielles : la gestion du calendrier.

Il le concède, plusieurs clubs ont souffert de cette longue abstinence. « Le calendrier devient de plus en plus difficile à gérer car il y a de moins en moins de clubs pour organiser en raison du déficit de bénévoles. Cette saison, Sausheim et le Bonhomme n’organisent rien ». Ajoutez-y la fermeture de deux stations habituées à accueillir la compétition, Le Rouge-Gazon et Ventron, la coupe des Vosges se cantonne à des bastions. « D’ailleurs, avec la fermeture de sa station, le club de Ventron n’organisera plus de coupe des Vosges » constate Jean-Claude L’Epingle. Qui demeure toutefois optimiste : « on y arrive encore. On a fait un pas trop mauvais calendrier ».

Reste à savoir s’il sera autant fréquenté qu’avant ces deux années blanches de… courses. Rappelons que le comité régional du massif des Vosges est tombé de 9.000 à 6.000 licenciés en 2021. « Chez les jeunes, ça repart dans toutes les catégories. On ne va pas trop mal s’en sortir. En revanche, chez les adultes, on perdra des coureurs. En 2021, les jeunes de plus de 18 ans ne pouvaient pas skier, ils n’ont pas résisté, ils sont partis vers d’autres disciplines. Les activités liées aux patinoires sont, pour nous, une rude concurrence » concède l’emblématique dirigeant.

Cependant, la perte devrait se cantonner essentiellement aux skieurs de deuxième niveau : « l’élite sera encore là mais les licenciés loisir, beaucoup moins. C’est pourquoi il est important qu’en plus de la coupe des Vosges, on maintienne des épreuves de division 2. Ce qui fait notre richesse, c’est bien sûr l’élite mais aussi la masse des licenciés ».

David Jeangeorges.