Epinal – Drame conjugal : le mari tue sa femme avant de se donner la mort

35, rue Kennedy à Épinal. Un homme et une femme ont été retrouvés poignardés dans la salle de bain. Les investigations des enquêteurs ont permis d’en savoir un peu plus.

 Une violente dispute aurait éclaté mardi matin entre le couple de réfugiés kosovars en France depuis avril 2018 et en situation régulière. « Shaqir, 45 ans, reprochait à sa femme une infidélité, que rien dans l’enquête n’est venu étayer », explique le procureur. Ce mardi matin, Kumrije, 44 ans, se réfugie dans la salle de bain, mais le père la suit avant qu’elle n’ait pu s’enfermer.

C’est le fils adolescent qui trouve ses parents.

D’après l’autopsie, elle a été frappée de plusieurs coups de couteau et a eu l’aorte sectionnée, ce qui a provoqué une hémorragie et le décès. L’homme s’est ensuite donné la mort avec le même couteau. Le fils de 17 ans qui était à la maison, en entendant les hurlements de sa mère, enfonce la porte de la salle de bain et trouve sa mère baignant dans le sang, et son père, le couteau encore fiché dans le thorax.

Le père a tué sa femme avant de se tuer.

L’autopsie a révélé des lésions défensives. La maman s’est débattue. C’est le coup de couteau qui a atteint le cœur qui a provoqué le décès du père. C’est un couteau de boucher avec une lame de 15 centimètres environ. Les enquêteurs n’ont pas trouvé de sang, ni de traces de lutte ailleurs que dans la salle de bain. Et seuls, les ADN masculin du père et féminin de la mère ont été trouvés sur le couteau. Il semble bien que ce soit le père qui ait tué la mère et se soit donné la mort juste après.

Deux mineurs et la fille aînée ont vu la scène.

La famille compte 8 enfants, 4 filles et 4 garçons (22 ans, 19 ans, 17 ans, 15 ans, 13 ans, 11 ans et 8 ans), mais l’aîné 24 ans vivait au Thillot avec sa compagne. Deux enfants mineurs étaient encore dans l’appartement. Dans la panique, traumatisés par la scène, ils ne retrouvaient plus la clé de l’appartement. La sœur (22 ans) qui venait d’accompagner le plus jeune à l’école (8 ans) rentrait quand elle a entendu les cris des 2 adolescents à l’intérieur. Elle s’est rendue chez une voisine d’où elle a appelé les secours. Les voisins avaient également donné l’alerte.

Les enfants ont été pris en charge.

Les enfants ont dû être évacués par la fenêtre par les pompiers. Ils ont été conduits à l’hôpital, où ils ont été pris en charge psychologiquement et physiquement. L’Aide sociale à l’enfance a aussitôt accueilli les enfants mineurs à leur sortie de l’hôpital et de l’école, puisque les trois plus jeunes étaient en classe. Ils seront bientôt entendus par le juge des affaires familiales. Il semblerait qu’ils aient encore de la famille en Belgique.

Rien ne laissait présager un tel drame.

L’enquête de voisinage évoque du tapage plus que des violences. Le couple ne travaillait pas, mais il ne faisait pas parler de lui non plus. Aucune plainte n’a été retrouvée, aucune affaire judiciaire les concernant, pas plus comme victimes que comme mis en cause. Rien ne laissait apparemment présager un tel drame. L’affaire risque d’être classée sans suite puisque l’auteur du meurtre s’est donné la mort. Mais la mère est une victime de plus des violences conjugales.

Brigitte Boulay.

Le procureur, Frédéric Nahon et le chef de la sûreté urbaine d’Épinal Frédéric Paris.

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