Remiremont – Il y a 300 ans, la ville était en proie aux flammes ! 

C’est en 1722 que la première escouade de sapeurs pompiers demeurait créée dans la cité des Chanoinesses. En cette année 2022, le centre de secours romarimontain a ainsi souhaité marquer en grande pompe le 300ème anniversaire de l’événement. En cette occasion, une grande journée festive à laquelle sera associée la population se profile. Rendez-vous est donné le samedi 17 septembre. Un programme sur lequel nous reviendrons bien entendu en son temps. Mais arrêtons-nous aujourd’hui sur l’histoire de la création de la première escouade des sapeurs-pompiers au coeur de la ville. Un passé en lien avec les gros incendies qui ont touché la cité romarimontaine en cette même année 1722. 

Des incendies qui touchaient régulièrement les mêmes secteurs, notamment les rues de la Courtine, de la Xavée et la Grande-Rue  (aujourd’hui rue Charles de Gaulle). Le plus spectaculaire de ces incendies reste sans contexte celui survenu le 22 novembre 1722 où de nombreuses habitations situées à la fois rue de la Xavée et sur la partie gauche de la Grande Rue furent anéanties. Une catastrophe mettant ainsi à la rue une partie de la population. 

Un plan d’urbanisme pour la reconstruction.

Au regard de l’impressionnant désastre, le Duc de Lorraine Léopold 1er demanda en premier lieu une baisse des impôts afin de pouvoir reconstruire rapidement, tout en imposant une autre mesure à la Ville, celle d’investir dans l’acquisition de pompes à incendie. De son côté, l’Abbesse Béatrix appelait dès lors à mettre en place un plan d’urbanisme prenant en compte une largeur de rue précise, mais encore la réalisation de petites ruelles ou passages entre les les maisons à reconstruire. 

Pour sa part, Henriette de Montjoie, Lieutenante de l’Abbesse Béatrix, exigea d’aller plus loin en matière de règlement et de sécurité incendie, sollicitant entre autres l’utilisation de lanternes de verre entièrement fermées et l’interdiction de déplacer et transporter des braises. La lieutenante sollicita aussi la fabrication de deux pompes à bras et la création de fontaines en ville. Elle est aussi à l’origine d’une ordonnance marquant la mise en place d’un service de police contre les incendies. 

Naissance de la première escouade de sapeurs-pompiers.

 

Cette première escouade  comprenant douze sapeurs-pompiers fut fondée au cours du même mois de novembre 1722 avec un local situé dans la petite ruelle jouxtant le marché couvert. Puis un second local voit le jour au niveau de la fontaine du Cygne et un troisième enfin place Maxonrupt (aujourd’hui place Jules Méline). Et c’est en 1822 que Stanislas Bresson, le maire de l’époque,  fonda une escouade de 30 sapeurs-pompiers dès lors rémunérés, formés et équipés par la Ville.

 

 

A noter qu’un autre drame a marqué la cité des chanoinesses avec l’incendie du Palais Abbatial et de l’église dans la nuit du 28 au 29 janvier 1871. Au fil du temps, les missions des soldats du feu ne font que se renforcer et c’est en 1880 qu’apparaît ce que l’on peut nommer la première véritable caserne alors située rue Janny avec un équipement de trois véhicules d’intervention.

Un siècle plus tard (1978), les sapeurs pompiers rejoignent leur nouvelle caserne construite au 38 faubourg du Val d’Ajol. Un centre principal d’incendie et de secours aujourd’hui commandé par le Capitaine Pascal Humbert. 

D.P.