Remiremont – Ces fontaines qui s’inscrivent au titre du patrimoine de la ville

Avec ses arcades, son abbaye et son palais abbatial, ses maisons coloniales, la cité des chanoinesses dévoile chaque année les attraits de son patrimoine aux touristes de passage ou en villégiature. C’est aussi sans compter les nombreuses fontaines qui ornent la ville et ses places. Parfaitement entretenues, elles ont été en grande partie érigées en première partie des années 1800. Deux d’entre elles sont classées au titre des Monuments Historiques et huit autres y sont inscrites.

Remiremont dénombre 18 fontaines publiques dont 10 d’entre elles ont été distinguées par le Ministère de la Culture. Deux fontaines du XVIIIème siècle, de style rocaille et érigées dans le parc arboré du Musée Charles Friry, ont fait l’objet d’un classement au titre des Monuments Historiques depuis le 20 décembre 1966. Il s’agit de la fontaine d’Amphitrite et de la fontaine de Neptune. Huit autres fontaines du XIXème siècle sont, quant à elles, inscrites au titre des Monuments Historiques.

La fontaine Amphitrite située dans le parc du Musée Friry est classée au titre des Monuments Historiques.

A la fin du XVIIIème siècle, la ville recensait jusqu’à 31 fontaines publiques. Le plus souvent de forme rectangulaire, elles étaient en grès ou en bois. C’est au cours des années 1828 – 1830 que Stanislas Bresson, alors maire de la ville, repense entièrement le réseau d’adduction d’eau tout en dotant la ville de nombreuses fontaines. Si la plupart des fontaines inscrites depuis le 4 avril 1996 au titre des Monuments Historiques sont connues des autochtones, il est bon d’en rappeler précisément l’origine et par-là même l’histoire.

La fontaine de Neptune second site classé au titre des Monuments historiques.

 Des fontaines érigées au cours des années 1828 et 1829.

En premier lieu figure la fontaine des Dauphins, également connue sous le nom de fontaine Marie-Thérèse. Située sur la place du Maréchal De Lattre de Tassigny, elle fut justement inaugurée le 10 septembre 1828 par Marie-Thérèse, la duchesse d’Angoulême, fille aînée de Louis XVI et de Marie Antoinette d’Autriche qui avait pour habitude de venir prendre les eaux à Plombières-Les-Bains. Cette fontaine est formée d’un bassin circulaire en grès surmonté de trois dauphins crachant de l’eau et de trois vasques. Sur le socle de la fontaine, une plaque rappelle qu’elle est l’oeuvre des fonderies Henry Stehelin de Bitschwiller-lès-Thann (Haut-Rhin) pour ce qui est des dauphins et des vasques.

La fontaine des Dauphins.

La fontaine de la place de Mesdames, édifiée en 1828, se trouve au centre de la place du même nom, à l’arrière du palais abbatial. Si la vasque en fonte a été conservée, le bassin a été refait en 1993 en respectant scrupuleusement le plan d’origine.

La fontaine de la place de Mesdames.

La fontaine du Jardin des Olives, là aussi érigée en 1828 au centre du Jardin du Palais Abbatial, côté sud-est. Cette fontaine est surmontée d’un putti en fonte rehaussé d’attributs dorés soufflant dans une conque également dorée et d’où jaillit un filet d’eau. Ce petit personnage remplace une statue de bronze symbolisant les derniers jours d’Herculanum (1898).

La fontaine du Jardin des Olives.

La fontaine du Cygne fut transférée en 1852 sur la place de la Libération, en bordure de la rue Charles de Gaulle, afin de remplacer un bassin vétuste. Elle se trouvait placée depuis 1845 un peu plus haut, au n° 43 de la rue Charles de Gaulle (Grande Rue à l’époque). Son bassin principal, en forme de baignoire ovale, est taillé dans un seul bloc de granit bleuté. Il est surmonté d’un cygne en fonte.

La fontaine du Cygne.

La fontaine de la rue Maucervelle, également connue sous le nom de fontaine aux trois cygnes, est située au débouché de la rue Maucervelle avec la rue Georges Lang. Egalement mise en place au cours de l’année 1828, elle a été restaurée en 1999. L’artiste romarimontain Jean Montémont a peint cette fontaine en 1959.

La fontaine de la rue Maucervelle.

La fontaine à deux bassins est généralement connue sous le nom de fontaine de l’Empereur. Elle date de 1829 et se trouve sur le trottoir au droit du n° 113 au bas de la rue Charles de Gaulle, non loin du rond-point de la place Jules Méline. Elle est dotée de deux bassins en forme de coquille et surmontée d’une potence de couronnement.

La fontaine des Capucins se situe au droit du n° 93 de la rue Charles de Gaulle. Elle est alimentée par la source des Capucins, laquelle doit son nom au couvent qui se trouvait à proximité. Erigée là encore en 1829, elle faisait partie d’un ensemble de deux fontaines en vis-à-vis, mais la seconde fut sacrifiée en 1878 afin de faciliter la circulation.

La fontaine de la rue de la Xavée est, quant à elle, plus connue sous le nom de fontaine des Travailleurs. Elle est implantée à l’intersection de la rue de la Xavée avec le Boulevard Thiers et en face la rue des Brasseries. La fontaine d’origine, en grès, date elle aussi de 1828. Elle a été refaite cette fois en granit en 1893. La colonne centrale a été endommagée pendant la seconde guerre mondiale, et ce lors des combats qui ont conduit à la libération de la ville, le 23 septembre 1944. La transformation du carrefour en 1987 a nécessité le déplacement de la fontaine vers le centre du rond-point. En cette occasion, elle a été légèrement rehaussée.

La fontaine de la rue de la Xavée plus connue sous l’appellation fontaine des Travailleurs.

D.P.