Le Val-d’Ajol – L’exposition d’arts « Art au Val 2022 » samedi 9 et dimanche 10 juillet 2022

L’association Vallée des Arts et du Patrimoine organise l’exposition d’arts « Art au Val 2022 » sur la place de l’hôtel de ville au Val d’Ajol samedi 9 et dimanche 10 juillet 2022 de 10 heures 00 à 18 heures 00. Avec démonstration de sculpture en métal par Richard Brouard et coulée d’une sculpture en bronze par Innocent Tiendrebeogo. une dizaine d’artistes y exposeront entre autres les artistes suivants : Richard Brouard réalise la synthèse entre la compétence technique, le savoir-faire des métiers du feu et du fer et la soif de découverte artistique avec une simplicité et une générosité naturelles. L’artiste développe les lignes de chaque histoire dans l’harmonie d’une calligraphie qui alterne pleins et déliés : déliés des lignes de métal tréfilé qu’il soude, pleins de la tôle de feuillard qu’il assemble, entre abstractions rayonnantes et représentations souvent disposées en fonction de l’ombre portée. Parmi ses plus prestigieuses réalisations, citons les sculptures monumentales sur les voies romaines d’Alésia, avec un cheval cabré de 3 mètres de hauteur, une sculpture de Jean Moulin à Vitry-le-François, mais aussi une saisissante réaction en chaîne nucléaire, en hommage aux victimes de Fukushima à Aubepierre-sur-Aube, et son projet actuel dédié à Nelson Mandela pour la ville de Lyon. Il a également inventé le concept de « Dévoillation », une performance relevant presque de la prestidigitation, où le public voit se transformer une œuvre en une nouvelle, inattendue, en quelques minutes.

Philippe Domineau, oscillant entre dessin et peinture, l’artiste représente des corps de femmes surgissant d’une emprise de nature boisée. Entre carbone et acrylique, recherchant l’harmonie entre le trait du fusain et la couleur de la peinture , contrastées de noir et de blanc, de peau lisse et de bois rugueux, ces femmes semblent naître, prendre forme et s’élever vers un au-delà où elles aspirent. La recherche de la sensualité, de la légèreté, et du mystère féminin est en ce moment son moteur de création de ces personnages. Ces femmes en s’élevant quittent le poids d’une humanité lourde à supporter et aspirées par des cieux plus légers prennent une amplitude corporelle plantureusement libérée.

Marie-Christine Faust : ses premières années furent classiques et figuratives, des nus, des portraits essentiellement puis les tableaux abstraits sont nés parce qu’ils apportent une multitude de lectures, une explosion de couleurs et une gestuelle jubilatoire. Elle a toujours collectionné mes tubes de peinture usagés dans l’idée de les intégrer dans une composition abstraite. Puis le « Flux migratoire » est né (« parce qu’à ce moment là les médias ne parlaient que du démantèlement de la « jungle de Calais » et j’ai été profondément touchée ! »), récompensé par un 1er prix au salon d’Art’Mu au Château de Courcelles en septembre 2016, et je m’engage dans une nouvelle série sur le même thème et utilisant la même technique volontairement pauvre et composée de matériel récupéré ou détourné. La sobriété des moyens utilisés suggère le dénuement, la misère dans laquelle ces migrants sont partis et souvent dans laquelle ils arrivent ! Les tubes de peinture usagés symbolisant des personnages sont les seules touches colorées qui évoquent les différentes ethnies. Ce tableau a aussi été récompensé à Paris au salon de la Société Nationale des Beaux Arts de Paris (SNBA) au Carrousel du Louvre, en décembre 2017, par une médaille de bronze. Puis d’autres tableaux sont nés sur des thèmes plus légers voire humoristique, parce que c’est aussi ça la vie ! Ils composent sa série « Tubes ». Le modelage de la terre l’a toujours accompagné car il me permet de travailler en volume, le corps humain d’après modèle d’abord puis une série de vases sculptures… et puis c’est un réel bonheur de découvrir l’œuvre du feu ! Ses créations sont essentiellement en grès ou en terre noire brute.

Sergio Munoz dit Pinto Pour Pinto la poésie est l’art premier, celui qui inspire et d’où d’écoule toutes les autres formes de créations. Né en 1960 à Valparaiso (Chili), Pinto travaille divers matériaux, il marie les éléments de récupération, le bois, le métal, le cuir, la pierre et à partir de là, la fusion mystérieuse se produit, l’énigme de la création investit l’espace. Un dialogue s’instaure avec la matière. Cette matière que l’on croit inerte est bien vivante, il faut savoir l’écouter, lui parler, la comprendre, établir un climat de confiance avant de la soumettre à la forme, il faut en faire sa complice. Toute la subtilité de l’art est ici de transposer l’invisible. Le secret est de partir de l’ordinaire pour aller vers la beauté sublimée. Il faut aussi savoir donner aux oeuvres les plus beaux effets de patine, ce qui est tout un savoir presque hermétique, magique, initiatique. La poésie est toujours très présente dans l’oeuvre de Pinto, mais ce sont le plus souvent les poèmes de Pablo Neruda qui l’accompagnent, qui l’inspirent qui lui permettent de transcender sa matière. Pour Pinto, la poésie est l’art premier, celui qui inspire et d’où d’écoulent toutes les autres formes de créations;

Patrick Santenac : peintre spinalien Innocent Tiendrebeogo. L’artiste a découvert le métier de fondeur avec son grand père, ce dernier était bronzier traditionnel au Burkina Faso et lui a enseigné les bases de cet art. A l’âge de 15 ans Innocent a eu la chance de rencontrer Tasseré Guiré, un maître dans ces techniques ancestrales, auprès duquel il s’est formé pendant 12 années. Depuis, ses œuvres d’inspirations africaines ont également évoluées vers des créations plus contemporaines. Dans le courant de l’année 2013, il décide d’installer son atelier à Plombières-les-Bains au sein du Clos des deux Augustins, pour se consacrer à la fabrication de statue en bronze selon ces techniques traditionnelles qui sont uniques en France. La création d’une sculpture commence par la réalisation d’un modèle en cire, moulé avec un mélange de crottin d’âne et de glaise. La cuisson du moule permet la récupération de la cire qui sera remplacée ensuite par le bronze en fusion. Cette méthode (cire perdue) offre au public la garantie d’une pièce de bronze totalement unique.

Yusef El-Saleh Peintre et sculpteur : en parallèle à ses études d’architecture, il s’adonne assidûment à la création artistique qui deviendra peu à peu son véritable métier, pratiquant les techniques les plus diverses, telles aquarelle, huile, peinture sur soie, pastel, dessin, encre de chine, gouache, collage. En 2003 il s’installe dans les Vosges où il découvre la lithographie à l’Imagerie d’Épinal et surtout sa nouvelle passion pour la sculpture sur bois peinte. En prolongement de ses toiles colorées très graphiques, il crée des sculptures en bois peintes et participe à de nombreuses expositions et salons artistiques en France et à l’étranger où ses oeuvres remportent un vif succès. Il se voit alors attribuer de nombreux prix, entre autre le premier prix au salon International de Sculpture de Nolay ou le prix Georges Hilbert de la Société Nationale des Beaux-Arts au Carroussel du Louvre. Le fil conducteur de ma création artistique est l’universalité de l’aspiration à la liberté et à la paix Toutes mes œuvres abstraites et symboliques à la fois, renvoient à la recherche de l’être humain, quelle que soit son origine, de vivre libre dans l’harmonie et la paix. Nouri de cultures très diverses, il assimile de nombreux éléments symboliques dans une profusion de couleurs et dans la minutie des détails. Ainsi les colombes présentes dans la plupart de ses œuvres rappellent ce message de paix, tout comme les symboles oniriques occidentaux comme orientaux renvoient à l’universalité des archétypes.