Gendarmerie – Le Général 4 étoiles Philippe Guimbert reçoit la médaille de la ville de Remiremont

Le Général Philippe Guimbert a reçu la médaille de la ville de Remiremont des mains du maire Jean-Benoît Tisserand et la médaille d’or du conseil départemental des Vosges des mains de Valérie Jankowski, jeudi soir, en l’hôtel de ville, aux côtés du député Christophe Naegelen, d’élus, de la famille de Philippe Guimbert et de plusieurs collègues de la gendarmerie à commencer par le Colonel Philippe Avy, commandant de la Gendarmerie des Vosges.

Jean-Benoît Tisserand a mis l’accent sur « une carrière assez exceptionnelle dans un corps d’élite dans lequel il a pu avoir sous ses ordres 15.000 militaires d’active, de réserve et de personnels civils ».

Philippe Guimbert a terminé sa carrière comme Général de corps d’armée 4 étoiles après avoir été, 2 ans durant, à la tête du commandement de gendarmerie Auvergne-Rhône-Alpes, « en ayant accompli, au fil du parcours, 35 années de bons et loyaux services dans cette noble institution, l’une des plus anciennes de notre pays ».

A sa sortie de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr en 1985, Philippe Guimbert a choisi la gendarmerie qui deviendra sa seconde famille. Nommé dans un escadron à Bouliac, près de Bordeaux, il est transporté dans une OPEX en Nouvelle Calédonie alors que s’y déroulent, Michel Rocard étant premier ministre, des événements graves avec la prise d’otage d’Ouvéa dont on retient l’issue sanglante le 4 mai 1988 vace l’assaut dans la grotte où les otages étaient retenus ».

Muté à Berlin début 1989, Philippe Guimbert assiste en direct à des changements d’une ampleur historique qui précipitent la chute du mur le 9 novembre. La réunion des deux Allemagne devient une réalité.

Ses dernières années de commandement, de 2015 à 2020, lui feront vivre sur le terrain en Auvergne-Rhône-Alpes des épisodes comme les attentats terroristes et les menaces qui s’en suivaient, la crise sociale des Gilets jaunes, ou encore des mouvements de type ZAD comme Notre Dame des Landes et, enfin, la période de pandémie

Episodes marquants.

« Des épisodes vous ont profondément marqué. La mort héroïque du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, le Bataclan et Nice. Dans une moindre mesure, les excès de violence dans la crise des gilets jaunes. Et la crise du Covid a été l’occasion pour la gendarmerie de mener des missions nouvelles pour elle, de prévention, d’information, par exemple des entreprises sur la cybercriminalité » a souligné le maire.

En 2010, Philippe Guimbert a servi dans la DCI sécurité intérieure, fédérant le savoir-faire des Armées, de la Gendarmerie et du GIGN dans le continuum Sécurité-Défense. Il est ensuite muté au Canada pour une mission de sécurité au sein de l’ambassade ce qui lui permet de collaborer avec notamment les fameuses tuniques rouges. De 2015 à 2018, Philippe Guimbert a dirigé le fameux SIRPA-GENDARMERIE, le service d’information et de relations publiques des Armées. Il était le directeur de la communication de la gendarmerie.

Puis le maire a fait l’éloge des qualités professionnelles « un manager sans hésitation, un diplomate très certainement, un stratège, sans aucun doute, votre passage à l’école de guerre en témoigne, un communicant, c’est moins connu mais tout-à-fait exact ».

Un métier très exigeant pour Philippe Guimbert et sa famille : son épouse Dominique, et leurs trois enfants Matthieu, Marie et Benoît.

Famille ancrée à Remiremont. 

« Aujourd’hui, nous souhaitons aussi distinguer en vous l’homme de coeur, profondément ancré dans ce terreau romarimontain que vous n’avez jamais cessé de cultiver » a ajouté le maire

Ses parents, Jacques et Annie, sont des personnalités appréciées des Romarimontains. Son grand-père puis son père ont dirigé le magasin Au Rouet. Son père a dirigé le Centre Romarimontain d’Action Commerciale (CRAC).

Quant à sa mère, Annie, elle a mené une très belle carrière d’institutrice à l’école de Maxonrupt dans laquelle elle a expérimenté la méthode pédagogique Freinet. « Et votre grand-père maternel vous a certainement donné la vocation militaire et la carrière qu’il a lui-même embrassée. Il vous a transmis sa passion pour l’histoire que vous avez étendue à la géopolitique » selon le maire.

A présent, la retraite du Général Philippe Guimbert est bien occupée, entre l’association « Ma chance aussi », créée par l’industriel lyonnais André Payerne, qui vient en aide aux jeunes issus des quartiers défavorisés, le cluster Eden, réseau de chef s d’entreprise désireux de concrétiser une souveraineté française dans le domaine de la défense et de la sécurité.

Et le maire de conclure « la ville de Remiremont ne peut que s’enorgueillir  de vous avoir vu naître et peut-être d’avoir contribué à faire de vous cet homme de coeur et d’engagement apprécié de tous. porté par l’espérance et toujours tourné vers l’avenir ».

Photographies par Christian Schirm.