Gérardmer – Crise économique et énergétique : les premières actions

La commune devant faire face à une crise économique et énergétique d’ampleur, se doit d’accélérer dans la mise en œuvre de mesures rapides d’économies.

La politique énergétique de la ville tend vers la sobriété depuis déjà de nombreuses années avec des bâtiments rénovés depuis les années 80 qui, dans le cadre du classement énergétique des bâtiments, sont plutôt dans les catégories économes. Les projets de rénovations intègrent systématiquement les techniques dont l’efficacité énergétique n’est plus à démontrer (menuiseries extérieures, isolation, chaudières à haut rendement, éclairage LED dans les bâtiments et pour l’éclairage public, télégestion etc.) tout comme l’utilisation dès que possible des énergies renouvelables (pour le chauffage des bâtiments mais aussi pour les véhicules). Néanmoins des mesures plus restrictives doivent être mises en place.

C’est pourquoi les premières actions suivantes ont été décidées :

–     Eclairage public : suite à la consultation des habitants au printemps, il avait été acté d’éteindre l’éclairage public sur les coteaux et extrémités de la commune de 22 heures à 6 heures. Dorénavant celui-ci sera éteint de 21h30 à 6H30 sur toute la commune sauf l’hypercentre où uniquement la puissance sera fortement réduite sur les mêmes horaires.

–     Les températures de bâtiments communaux vont poursuivre leurs baisses enclenchées dès la fin
de l’hiver dernier avec une baisse des consignes des températures d’un degré au minimum (par exemple 19° dans les bureaux la journée, 16° la nuit, 13 à 15° dans les gymnases dans la journée, etc.)

–     Les bassins du CABE ont tous vu leurs températures rabattues d’1 degré pour les bassins intérieurs et de 4 degrés pour le bassin nordique.

La hausse des coûts de l’énergie (en 2023 les contrats de la commune prévoient pour les tarifs un coefficient multiplicateur de 1,5 pour le kWh électrique et de 2,8 pour le kWh gaz par rapport à 2022), va engendrer un surcoût d’environ 3 millions d’euros pour le budget communal, surcoût qui ne sera pas compensé par les économies de fonctionnement décrites ci-dessus. Malheureusement, d’autres mesures plus draconiennes pouvant même affecter le niveau de service à la population sont étudiées actuellement.