Sécurité routière : le bilan 2022 reste préoccupant dans le département des Vosges

La préfète des Vosges appelle à la mobilisation de chacun pour infléchir la tendance constatée en 2022 et renforce la politique locale de lutte contre l’insécurité routière en adoptant de nouvelles mesures.

Si le nombre d’accidents corporels et de blessés est en légère baisse fin 2022, les accidents mortels sont en hausse de 5 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années (année 2020 exclue).

25 personnes sont décédées sur les routes vosgiennes l’année passée, ce qui représente une augmentation de 14 % par rapport à la moyenne du nombre de tués sur les routes entre 2016 et 2021.

L’observatoire départemental de la sécurité routière (ODSR) analyse avec précision les circonstances de chaque accident mortel.

L’analyse conduite en 2022 conclut que plus de deux tiers des accidents mortels sont causés par des comportements dangereux de la part des usagers de la route : vitesse, conduite sous l’empire de l’état alcoolique et/ou sous l’emprise de stupéfiants.

La lutte contre l’insécurité routière demeure une priorité absolue dans le département.

La préfète des Vosges a pris près de 1 400 décisions de suspensions de permis de conduire en 2022 (27 décisions par semaine en moyenne). 42 % de ces décisions ont sanctionné une conduite sous l’empire de l’état alcoolique, 40 % une conduite sous stupéfiants et 18 % une vitesse excessive.

Valérie Michel-Moreaux, préfète des Vosges, a décidé de renforcer encore la lutte contre l’insécurité routière en adoptant deux nouvelles mesures administratives :

1. le durcissement du barème des suspensions des permis de conduire

Le barème des suspensions administratives sanctionne désormais plus sévèrement le cumul d’infractions (alcool / vitesse, alcool / stupéfiant, etc.) et la récidive. La suspension de permis peut dans ces cas aller jusqu’à 12 mois en fonction de la nature de l’infraction.

Le refus d’obtempérer peut désormais donner lieu à une rétention immédiate du permis de conduire, allant de 4 mois pour un refus d’obtempérer simple à 8 mois pour un refus d’obtempérer aggravé et jusqu’à 12 mois en cas de récidive.

Enfin, le rodéo motorisé est également sanctionné par des suspensions de permis allant de 6 à 12 mois en fonction de la nature de l’infraction.

2. la procédure d’immobilisation et de mise en fourrière.

Ce dispositif dissuasif envoie un message fort aux usagers de la route et participe efficacement à la prévention des accidents en neutralisant immédiatement le véhicule du conducteur auteur d’une infraction révélatrice d’une conduite dangereuse.

Les principales infractions pouvant être sanctionnées par une immobilisation administrative du véhicule sont les suivantes :

– accident grave de la circulation routière ;

– délit de fuite ;

– conduite d’un véhicule sans être titulaire du permis de conduire ou sans assurance ;

– conduite d’un véhicule en état d’ivresse manifeste ;

– lorsqu’est constaté le dépassement de 50 km/h ou plus de la vitesse maximale autorisée ;

– lorsque le véhicule a été utilisé pour déposer, abandonner, jeter ou déverser, dans un lieu public ou privé, soit une épave de véhicule, soit des ordures, déchets, déjections, matériaux, liquides insalubres ;

– refus d’obtempérer ;

– entrave à la circulation;

– stationnement irrégulier, gênant, abusif ou dangereux ;

– défaut de présentation aux contrôles techniques ou de non exécution des réparations prescrites ;

– véhicule anormalement bruyant ou polluant ;

– infraction à la protection des sites et paysages classés, circulation dans les espaces naturels.

L’immobilisation administrative d’une durée de 7 jours peut être suivie d’une immobilisation judiciaire sur décision du procureur de la République.

Cette procédure est applicable en cas d’infraction d’un conducteur même s’il n’est pas propriétaire du véhicule, sauf si celui-ci a été volé.

Ces deux mesures permettront d’améliorer l’efficacité des contrôles, qui seront par ailleurs encore renforcés en 2023. Elles complètent les mesures de prévention mises en place dans le cadre du plan départemental d’actions de sécurité routière (PDASR).

La sécurité routière est l’affaire de tous.

La préfète des Vosges appelle chacun au respect du code de la route et à la plus grande prudence sur les routes.