« Tous ensemble, refusons ce nouvel abandon des familles et du territoire » alerte Jean Pierrel, le président de l’ADEMAT-H.
« Alors que le nombre d’accouchements augmente, la direction organise le déclassement de notre maternité de niveau 2 en niveau 1. C’est la fermeture pure et simple de la maternité qui se profile à brève échéance ».
« Fermer la néonatalogie, puis certainement la maternité de Remiemont, c’est dégrader la
sécurité pour l’enfant mais aussi pour la mère en éloignant les femmes du lieu d’accouchement. Les accouchements à domicile ou dans les moyens de transports avec des
accidents graves avant même d’accéder à une maternité seront inévitables… et cela va
concerner une population de 100 000 habitants ».
« Accoucher près de chez soi ? Dangereux et trop coûteux ! Les maternités de proximité seront
remplacées par des usines à bébés près des CHU. Moins de garde, moins de médecins, moins
de personnel… C’est le déménagement du territoire rural qui continue ! Le système de santé
se délite de plus en plus avec la complicité bienveillante des éminences de l’académie de médecine ».
« Les professeurs Hascoet et Morel préconisaient la fermeture de Remiremont en 2016 : ils resservent le même plat en 2023 sur tout le territoire national ».
« Comme en 2016, habitants, élus, professionnels de santé, syndicats, associations, mutuelles, acteurs économiques et sociaux, parents et futurs parents du bassin de vie, réagissons. Le conseil de surveillance de l’hôpital se réunit le 30 juin à 15 heures 00. L’ADEMAT-H appelle à un rassemblement le plus massif possible devant l’hôpital vendredi 30 juin à 14 heures 30. Le conseil de surveillance doit rejeter ce projet et s’opposer à cette nouvelle menace sur la
maternité et la néonatologie. Il n’est pas une chambre d’enregistrement. Il doit agir et
peser sur la direction, le ministère de la santé et l’Agence Régionale de Santé. Demain, il sera trop tard ! ».
