Plombières-les-Bains – Parents et enseignants en colère au collège

Des parents et des enseignants manifestaient ce jeudi 19 septembre 2024 devant le collège Fleurot d’Hérival à Plombières-les-Bains.

Ils ne veulent pas des groupes de niveaux voulus par l’ancien ministre de l’Éducation nationale, qui pour eux, stigmatisent les élèves et ne les aident pas à progresser.

« Ces groupes de niveaux ou de besoins se font au mépris de l’expertise du monde enseignant et des études scientifiques internationales qui prouvent que les groupes « homogènes » empêchent l’émulation nécessaire et qu’ils ne bénéficient pas aux élèves en difficulté, défend Isabelle Friedl représentante SNES-FSU pour le collège. Surtout qu’ici nous avons des évaluations au-dessus des moyennes nationales. Ce qui prouve que les groupes équilibrés fonctionnent parfaitement ».

Le 27 juin 2024, le conseil d’administration a voté à 15 voix pour et 5 abstentions (après consultation des parents d’élèves des classe de 6e et 5e concernées) une délibération pour le maintien de groupes équilibrés composés avec une répartition réfléchie et cohérente, sans stigmatisation ni ségrégation en concertation avec les enseignants, les personnels, l’infirmière scolaire et les professeurs des écoles.

Or, ce vote a été invalidé par le nouveau principal du collège.

Les parents et enseignants en colère face à cette invalidation qu’ils considèrent comme un déni de démocratie et d’opposition à la loi, demandent au principal de respecter le vote et de garantir les bonnes conditions qui règnent actuellement.

« Que pensez-vous que les enfants vont penser s’ils se retrouvent dans des classes en nombre inférieur alors que l’autre groupe est surchargé ? Ils comprendront tout de suite qu’ils sont le groupe des faibles et ce sera une source de conflit et de stigmatisation », poursuivent les représentants des syndicats.

Le collège compte 3 classes de 6e et 3 classes de 5e, ce qui doit générer 3 groupes par niveau.

« Nous sommes les seuls des Vosges à avoir fait passer cette décision légalement par le Conseil d’administration et nous nous en retrouvons pénalisés ! Alors qu’il n’y a même pas de pilote dans l’avion (pas de ministre d’Éducation nationale) pour donner une orientation claire ».

Brigitte Boulay.