David Larivière vient de prendre son poste. Il a l’enthousiasme des défis et se fixe celui de rouvrir les urgences de Remiremont 24h/24, avec un départ de SMUR de Remiremont. II souhaite organiser des équipes territoriales cohérentes pour intervenir en complémentarité, tout en restant en proximité et entend renforcer certaines spécialités.
Avenant, ouvert, le nouveau directeur voudrait instaurer une certaine fluidité dans les relations, les collaborations et la communication interne comme externe. « J’ai remarqué qu’on faisait tout un peu partout, observe David Larivière. L’enjeu va être de travailler avec des équipes territoriales dont les compétences seront renforcées et d’organiser les filières de manière cohérente, en fonction de zones géographiques pertinentes, pour qu’on puisse se soigner à proximité ».
De très beaux plateaux techniques
Il se réjouit qu’il n’y ait pas dans les Vosges de pénurie de personnel paramédical, mais concède qu’il faudra renforcer le personnel médical. « On a la chance d’avoir de très beaux plateaux techniques dont 3 blocs opératoires performants, une vraie dynamique parmi les soignants. Nous allons recruter du personnel médical pour développer l’activité du sommeil, la chirurgie digestive ou l’orthopédie sur Remiremont ».
Développer des spécialités
David Larivière entend développer la pneumologie, l’hématologie et faire sur place de la cancérologie. « Pour ça, il va falloir renforcer les équipes. À Remiremont, une unité de soins palliatifs devrait également être opérationnelle en avril 2026. Questionné sur la santé mentale, le nouveau directeur envisage de construire une offre qui, pour l’instant, manque terriblement sur le territoire avec le Centre Psychothérapique de Nancy (CPN) de Laxou, en complément de l’hôpital Ravenel ».
Des directeurs délégués sur chaque établissement
« L’ambition, c’est d’avoir une offre développée à proximité, avec des directeurs délégués proches des équipes, qui voient ce qui se passe sur place. Tout seul, on ne pouvait pas y arriver, mais les planètes s’alignent. Le CHU travaille vraiment avec nous, ce qui n’était pas vraiment le cas il y a quelques années. On est en phase sur les valeurs avec les directrices des Commissions médicales d’établissement (CME), le Dr Katy Didier-Petit pour Épinal et Dr Stéphanie Chevalier pour Remiremont. Les équipes ont compris qu’il fallait retrouver un équilibre financier, mais avec le soutien de l’Agence régionale de santé et du CHU de Nancy, on va arriver ».
Donner envie de rester
« En mixant nos réseaux, on crée un écosystème qui permet des ouvertures. On recrute, mais on va créer l’activité qui va nous permettre d’assumer ces effectifs en hausse », défend le nouveau directeur. 72 internes vont intégrer lundi le cursus à Epinal, 8 à 9 à Remiremont et une dizaine à Neufchâteau. « Ça peut être plus attractif d’intégrer un hôpital périphérique car on est plus en prise avec le terrain. On apprend plus et l’environnement Vosges est génial ! ».
« On va mouiller la chemise ! »
Le pari est bien de leur donner envie de rester pour le travail, les équipements, l’ambiance et l’environnement. Une dizaine de médecins juniors ont intégré l’hôpital. Des recrutements sont programmés. « On cherche un directeur pour Remiremont et un délégué pour la Haute Moselle. Sur l’Ouest Vosgien, on va dédoubler le poste des finances qui cumulait les charges et recruter un chef des performances. Il reste à définir la stratégie pour Mattaincourt avec associations, élus, médecins et soignants. On va mouiller la chemise ! ». On ne sait pas si les moyens suivront, mais le nouveau directeur a l’envie de structurer l’environnement pour une réponse plus adaptée.
