La vie est un long fleuve tranquille à la maison de retraite loyate, un établissement où le fait de célébrer les centenaires constitue un événement qui se renouvelle régulièrement. La preuve en était donnée une nouvelle fois en ce premier samedi de mai où Marie Jacquemin, née Gérard, était en la circonstance mise à l’honneur à l’occasion de ses 100 ans. C’est en effet le 4 mai 1919 qu’elle a vu le jour dans la ferme familiale du Faing Hery, « chez le pape » comme il se disait à l’époque, un lieu situé au beau milieu du massif de Fossard. Marie Jacquemin est, entre autre, la maman du premier magistrat de la commune. Elle est la seule encore en vie d’une fratrie de six enfants.
C’est dans la grande salle de la maison de retraite et en présence de la plupart des résidents que les 100 ans de Marie Jacquemin ont été célébrés. François Vannson, le président du Conseil Départemental des Vosges, est venu lui remettre le diplôme du centenaire selon la tradition bien établie au niveau du Département. Entourée de toute sa descendance, Marie Jacquemin, à la fois particulièrement étonnée et émue de tout ce cérémonial, s’est montrée attentive à l’écoute du parcours de sa vie ainsi retracé. C’est avec le certificat d’étude en poche qu’elle s’engagea dans une vie professionnelle bien remplie qui l’amena tour à tour à travailler dans une fromagerie, puis dans une boulangerie et bijouterie locales et enfin aux établissements Tenthorey.

Marie Jacquemin ne s’arrêta pas là, puisque devenue grand mère, elle fut la chère nounou de ses deux petits fils demeurant à Eloyes. Beaucoup plus tôt, elle épousa Alain Jacquemin et de cette union sont nés deux enfants qui furent éduqués dans le respect du travail bien fait et par là même le respect des autres et des vraies valeurs humaines. Il s’agit de Marie José, épouse de Claude Kriner, aujourd’hui retraitée de l’enseignement et de André, retraité bancaire et maire de la commune. La famille de Marie Jacquemin s’est agrandie et multipliée par deux à chaque génération, puisque 4 petits-fils prénommés Cyril, Raphaël, Sébastien et Gaël sont venus lui apporter joie et bonheur, tout comme ses huit arrière petits-enfants que sont Ambre, Clémence, Jules, Maxence, Zoé, Jeanne, Julie et Lison.

Marie Jacquemin a toujours apprécié le grand air de son environnement campagnard tout en chérissant sa famille avec d’inoubliables repas et en entretenant son jardin et ses fleurs. Habile de ses mains, Marie savait faire beaucoup avec un rien, tel était son tempérament. C’est suite à un problème cardiaque et une longue hospitalisation qu’elle a rejoint la Maison de Retraite où elle vient de franchir le cap des 100 ans. « Un cap mythique », ainsi que l’a traduit Etienne Romary, directeur de l’établissement, tout en rappelant que « c’est un moment émouvant que de fêter des centenaires ». Et de dire à la suite : « c’est le passé accumulé qui fait l’être humain de demain. C’est aussi l’histoire et ses leçons qui devraient composer notre futur. Merci Mme Jacquemin d’être parmi nous, vous êtes le témoin de tant de leçons, de tant d’amour et de vie ».

Outre le diplôme du centenaire remis par François Vannson, Marie Jacquemin a reçu un cadeau qui lui fut présenté par deux de ses arrière petites filles, de même qu’un bouquet de fleurs remis par Renée Didelot, présidente de l’Amicale des Résidents de la Maison de Retraite. C’est également en présence de l’abbé Hubert Côme et des membres du personnel de l’établissement que la centenaire fut félicitée et applaudie pour son parcours de vie remarquable. Et c’est visiblement très ému, qu’André, le fils de la centenaire, lui a adressé de touchants propos traduisant qu’elle demeurait une maman formidable.

C’est dans une salle de la maison de retraite que toute la famille partageait ensuite un convivial repas. Une journée mémorable pour la centenaire Marie jacquemin. C’est beau la vie !
Article participatif de Denis Philippe.

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