Une récolte en demi-teinte pour l’arnica

Cette année la récolte de l’arnica a été maigre. La soixantaine de cueilleurs venue des quatre coins de France n’ont pas récolté les quantités qu’ils espéraient. Une année « sans » avec laquelle il faudra bien faire avec…

L’Arnica du Massif des Vosges alimente l’essentiel de production française de plante sauvage (90%), le reste est complété avec de la culture. Aujourd’hui, la plante recouvre 120 hectares au Markstein ce qui en fait le site de récolte le plus grand d’Europe. Chaque année, une cinquantaine de cueilleurs ramasse entre 8 et 10 tonnes de plantes entières d’arnica et jusqu’à 500 kg de capitules (fleurs sans pédoncules). Après la récolte qui se fait entre juin et juillet, les plantes prennent la direction des laboratoires de Weleda, Boiron ou encore Lehning. La petite fleur jaune très prisée de ces derniers peut se négocier jusque 25 euros le kilo. L’arnica possède des propriétés antalgiques, anti-inflammatoires, cicatrisantes et circulatoire. Malheureusement, cette année la récolte a été trop insuffisante pour satisfaire la demande des laboratoires. Les cueilleurs ont décidé unanimement de stopper la cueillette pour ne pas épuiser la ressource. De plus, une convention « arnica » signée en 2007 et renouvelée en 2016 entre le Conseil Départemental des Vosges, le Parc Naturel des Ballons des Vosges, les six communes propriétaires des surfaces et les laboratoires, permet de protéger la ressource et d’en assurer sa pérennité. En effet, les règles de cueillette sont strictes et encadrées. Chaque cueilleur doit être en possession d’un permis et il doit laisser une plante sur pied tous les 5 mètres carré. Des périmètres de cueillette sont délimités et il est interdit de sortir de ces zones sous peine d’être interdit de cueillette…

En novembre 2018, le Conseil Départemental des Vosges a décidé de lancer une expérimentation de réimplantation de l’arnica sur le territoire vosgien. 500 plants sauvages, cueillis au Markstein, ont été plantés par un pépiniériste romarimontain sur une surface de 50m2, sur deux sites à La Bresse et au Valtin. Ces lieux ont été choisis car de l’arnica y poussait auparavant. En 2019 et 2020, quatre nouveaux sites, encore inconnus, seront choisis pour poursuivre le programme de réimplantation. Compte tenu de la particularité de cette plante qui a besoin d’un sol acide et pauvre en minéraux, l’ingénieur d’étude en écologie, Madame Jager, suit le projet depuis le début. Afin de visualiser un site expérimental et d’échanger sur ce type d’expérience, une visite a été réalisée début 2018 en Belgique, où une tentative de restauration de l’Arnica a été fructueuse.

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