Remiremont – Cantine scolaire : les élèves des classes ULIS au même tarif que les romarimontains

Les tarifs des repas servis au restaurant scolaire avaient été fixé par délibération en date du 17 juin dernier. Les familles d’enfants domiciliés hors de la ville devaient s’acquitter d’un tarif plus élevé, soit 0,80 euros par repas. C’était aussi le cas pour les élèves fréquentant les classes ULIS (Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire), un dispositif mis en place sur trois sites (écoles Jules Ferry, Révillon et Saint Romaric). Il s’agit d’un dispositif au service d’enfants en situation de handicap. Au nombre d’une vingtaine, ces élèves venant de localités extérieures bénéficieront à nouveau du tarif repas appliqué aux jeunes romarimontains. Ainsi en a décidé le conseil municipal lundi soir.

Une décision expliquée aux élus par l’adjoint Jean-Benoît Tisserand, en charge de la Petite Enfance et des affaires scolaires. A quelques heures du conseil, ce dernier traduisait qu’une délégation de parents avait été reçue en mairie. Les enfants bénéficiant de l’enseignement ULIS viennent principalement des communes avoisinantes et fréquentent par conséquent le restaurant municipal scolaire. Ils bénéficient d’un transport spécifique matin et soir, celui-ci étant pris en charge par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).

Pour le repas de midi, c’était donc le tarif « enfants non domiciliés à Remiremont » qui leur était appliqué. Afin de tenir compte de la situation particulière de ces élèves, c’est à l’unanimité que le conseil a décidé de revenir sur sa délibération antérieure en appliquant à cette catégorie d’enfants le même tarif que les jeunes romarimontains. « Remiremont est une ville pilote dans les Vosges pour l’accueil d’élèves en unités ULIS et la décision prise ce soir représente un symbole fort pour leurs familles » a traduit Jean-Benoît Tisserand, tout en ajoutant : « c’est aussi la preuve d’une intelligence collective au sein de notre conseil municipal ».

Et de son côté, Dominique Schlesinger a ajouté : « je remercie le conseil municipal de cette décision, c’était un point sensible qui me tenait à coeur et je sais de quoi je parle, travaillant moi-même dans le domaine du handicap ».

Article de Denis Philippe.