Investie d’un rôle stratégique en matière d’aménagement du territoire et subissant, dans ses territoires la désertification médicale, la Région Grand Est a demandé ce jour à l’Agence Régionale de Santé un nouveau Pacte régional « Santé et Territoires ». Voulu comme un changement de paradigme dans la méthode de travail, dans la concertation des territoires et des collectivités, ce nouveau cadre de relation entend formaliser la mobilisation des acteurs, de la Région en premier chef, pour accompagner les territoires dans la recherche de solutions adaptées au problématiques de santé vécues localement.
La Région, un acteur qui soutient la Santé au quotidien.
Aménagement des Territoires.
Afin de permettre aux habitants du Grand Est d’avoir accès à des services de santé et de soin, partout sur le territoire, la Région Grand Est consacre 4 millions d’euros à sa politique en matière de santé en 2019, un budget qui passera à 6 millions d’euros en 2020 afin de renforcer les dispositifs déjà existants tels que les Maison de Santé Pluridisciplinaires, les Maisons des Internes, les Contrats Locaux de Santé, les démarches locales de santé, etc.
Elle souhaite par ailleurs déployer la e-santé, qui se développera conjointement au déploiement du Très Haut Débit, essentiel à la e-médecine et qui constitue un axe majeur de la politique régionale. Rappelons que le THD représente un budget d’1,3 milliard d’euros qui fera de la Région Grand Est une région 100% connectée à l’horizon 2021.
Innovation en Santé – Recherche/enseignement supérieur.
Cette politique de santé s’enrichit plus largement du soutien à des initiatives innovantes portées par des start-ups (à hauteur de 10 millions d’euros), des grandes entreprises telles que Merck ou Alsachim (3 millions d’euros), ainsi que des incubateurs et structures d’Intelligence Artificielle comme Grand E-nov ou Priesm (1 million d’euro). Au total, ce sont 14 millions d’euros qui seront affectés pour financer les recherches et solutions en matière de santé.
Formations Sanitaires Sociales, Paramédicaux.
Enfin, à l’ensemble de ces investissements s’ajoutent ceux réalisés en matière de formations sanitaires et sociales : plus de 106,7 millions d’euros en 2019 pour financer les établissements qui dispensent des formations initiales en travail social et dans le domaine sanitaire (éducateur spécialisé, sage-femme, ambulancier, masseur-kinésithérapeute, etc.), les efforts d’équipement pédagogique, ainsi que des bourses et aides aux élèves et étudiants concernés.
