Nouvelle rubrique qui apparaîtra régulièrement sur notre site sur le thème d’une réflexion, mais encore d’une expression libre sur l’actualité romarimontaine. « Sous le regard du Volontaire » sera aussi le reflet de propos entendus au fil des conversations au coeur de la cité des chanoinesses. Une sorte d’écrit au service de la parole en quelque sorte…
Acte 1 de la réflexion avec la proposition émanant du Principal du Collège Le Tertre de nommer son établissement collège « Christian Poncelet ». Proposition louable et tout à l’honneur de ce chef d’établissement, d’autant que la famille de l’ancien président du conseil départemental des Vosges semble avoir communiqué son accord de principe sur le sujet.
Toutefois, pourquoi vouloir donner aussi précipitamment et de son vivant le nom de Christian Poncelet au collège Le Tertre ? En effet, la nouvelle appellation de cet établissement interviendrait d’ici la fin de la présente année, c’est à dire quasiment demain.
Selon certains Romarimontains – qui de surcroît se disent bien renseignés – le maire Jean Hingray serait le premier à pousser à la roue pour que le baptême intervienne rapidement. Il est vrai que lors des cérémonies protocolaires ou réunions publiques, le premier magistrat de la ville ne manque jamais de faire référence à l’homme qu’est Christian Poncelet.
Certes, rappeler le travail réalisé par cet homme tant pour la ville que pour les Vosges, s’avère de bonne interprétation de la part du maire romarimontain, mais ne voit t-on pas là une accélération de certains actes à l’approche des prochaines élections municipales ? En effet, la décision de donner le nom de Christian Poncelet au collège Le Tertre ne semble pas une urgence de premier ordre, alors qu’au conseil municipal du 30 septembre dernier, une élue avait formulé le vœu de baptiser une rue de la ville au nom de Jacques Chirac, ancien président de la République, décédé le 26 septembre dernier.
Si à ce niveau, le maire a promis d’engager une réflexion, il semble toutefois que les racines vosgiennes de l’homme qui fut le numéro 2 de l’État en tant que président du Sénat, aient davantage de prise sur le collectif local. Sauf surprise de dernière minute, l’ancien président de la République devra donc attendre un peu pour trouver sa place à l’angle d’une rue. Comme quoi, la hiérarchie se joue parfois à l’envers…
D.P.


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