Gérardmer -Conférence du 3 janvier 2020 : « notre alimentation et les pesticides, comment le fongicide SDHI détruit la vie »

Les collectifs de Gérardmer et de la Moselotte Nous voulons des coquelicots, contre les pesticides et pour les paysans, vous donnent rendez-vous vendredi 3 janvier, Parvis des Droits de l’Homme à 18 heures 30, pour leur rassemblement mensuel.

Communiqué de Michel Claudel.

« 2019 a été une grande année pour la lutte contre les pesticides. Et ce sont vous et nous en 2020, qui pouvez en être les artisans, par votre mobilisation, votre soutien ou vos actions concrètes.

Le 3 janvier, on fête le million de signatures de l’Appel des Coquelicots ! Plus de 16.000 collectées par nos collectifs.

Le 3 janvier, disséminons chacune et chacun les vœux des Coquelicots pour préserver notre santé et celle de nos enfants, notre environnement que nous ne faisons qu’emprunter, la vie des paysans, et pour éviter de nouveaux scandales sanitaires. 

A ce jour, 17 conseils municipaux de nos vallées ont signé une motion de soutien au mouvement des Coquelicots, les élus locaux réagissent, et certains agissent concrètement. Mais cela ne suffit pas. Il faut élargir la prise de conscience du danger que représentent les pesticides et notre capacité d’action en tant que citoyens et consommateurs.

L’affaire des SDHI est un nouveau scandale de santé publique. L’agence publique de sécurité sanitaire (ANSES) a donné ce qu’on nomme une Autorisation de mise sur le marché (AMM)) pour cette nouvelle classe chimique. A partir de 2013, les SDHI ont commencé à déferler sur la France, et désormais, sont épandus sur 80% des surfaces de blé, les tomates, les pommes de terre, les arbres fruitiers, la vigne, les terrains de foot et de sport.

Ce sont des fongicides qui s’attaquent donc aux champignons pathogènes. Rustin, un scientifique de renommée mondiale, avec d’autres, a pu prouver que les SDHI ne s’attaquent pas seulement à la SDH, fonction respiratoire des champignons, mais aussi à celle des vers de terre, des abeilles et…des humains. Avec de probables conséquences dramatiques sur nous tous : maladies neurologiques graves, cancers. Bien sûr, pas demain, dans dix ou vingt ans peut-être.

Il nous faut donc être entendus ! Venez nombreux, avec trompette, corne de brume, vuvuzela… A 18h47, nous ferons tout le bruit possible pour être ENFIN entendus à une autre échelle!

Le rouge va éclairer le « grand soir » du 3 janvier 2020 ! Avant 20 h, nous trinquerons à la nouvelle année, avec de quoi grignoter selon ce que chacune apportera ».