Saulxures-sur-Moselotte – Carora Fibres : salaires impayés, le personnel à nouveau en grève !

Pendant que le maire Denise Stappiglia affirme que l’image de la commune s’est considérablement améliorée, il en va tout autrement à l’usine Carora Fibres, spécialisée dans le recyclage de fibres. Depuis ce lundi 17 février 2020, la grande majorité des 38 salariés ont engagé un mouvement de grève.

C’est le troisième depuis que l’entreprise a été placée en redressement judiciaire, par le Tribunal de commerce d’Epinal, le mardi 22 janvier 2019.

« Nous arrivons au 18 février et nous n’avons toujours pas reçu nos salaires de janvier » déplore l’un des employés. « D’habitude, ils sont versés vers le 10 du mois. Vendredi, on s’est tous consulté et on s’est dit que si on avait pas les paies pour lundi, on ne bossait plus. Tout le monde ou presque est resté au réfectoire ce lundi ».

Au sein du personnel, cet énième retard surprend d’autant plus que « pour le mois de décembre, c’est le redresseur qui a versé les salaires. Celui-ci doit être prévenu par la direction quand elle ne peut pas sortir les salaires ».

Plus globalement, c’est l’avenir de Carora Fibres qui ne manque pas d’inquiéter. « On nous parle d’un nouvel investisseur mais rien ne change » ajoute notre interlocuteur.

Rappelons que c’est le 7 décembre 2015 qu’un industriel tunisien a acquis de la ligne de production de fibre polyester recyclée, adjugée aux enchères 300 000 €, alors qu’elle en valait à l’origine 2 millions lorsqu’elle avait été acquise en 2014 par Fibers.

Durant la campagne électorale des municipales de 2014, Madame Stappiglia s’était targuée « de la renaissance de l’usine de la Médelle avec la création de 40 emplois nouveaux ».

Quelque semaines après les débuts de Fibers, une jeune femme y était victime d’un accident du travail mortel. Et au bout de neuf mois d’activité, Fibers était liquidée le 10 mars 2015.

Quand Carora Fibres a pris le relais, une quarantaine d’emplois ont été créés au printemps 2016 par l’industriel tunisien. Tout au long des quatre années, des salariés se plaignaient des conditions de travail, d’accidents de travail et des retards de salaire.

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