Saint-Nabord – Non assistance à personne en danger !

C’est l’histoire de l’accident, toute récente, d’un joggeur qui a aurait pu prendre une tournure tragique. L’incroyable inconscience d’une femme croisant un blessé

Ce fait divers, arrivé récemment à un joggeur Navoiriaud, rompu à l’athlétisme, aurait pu mal se terminer. Ce dernier effectuait, un de ces derniers dimanches matin, sa séance d’entretien d’une heure autour de son domicile de Saint-Nabord. Soucieux de respecter les règles du confinement, il avait tracé une boucle d’environ 5 km  dans le voisinage immédiat dont une partie forestière.

C’est dans cette partie, à 500 m de chez lui, qu’il a chuté lourdement dans un étroit sentier escarpé à flanc de coteau où il resta de longues minutes ʺsonnéʺ au sol, incapable de se relever suite au choc subi par sa tête ayant heurté violemment un rocher.

Le joggeur, qui a souhaité gardé l’anonymat, nous raconte : « Cela faisait au moins  2 ou 3 minutes que j’étais affalé en travers du sentier, complètement groggy, geignant et souffrant le martyre, le visage en sang et incapable de me relever ; j’avais la tête tournée vers l’amont et de la terre dans la bouche. C’est alors que j’ai entendu un petit bruit et senti quelque chose qui me frôlait au-dessus de moi et je vis avec stupeur une jeune joggeuse s’éloigner en footing. Passé un instant sans réaction, je lui ai crié après, lui disant que j’étais blessé et qu’il fallait prévenir les secours et ma femme, rien n’y a fait ! Celle qui m’avait donc enjambé comme un simple tronc d’arbre s’est éloignée sans se retourner. J’ai été sidéré et aujourd’hui, c’est cette attitude révoltante qui me marque psychologiquement quand partout on loue la solidarité nouée avec la crise sanitaire. Au bout de quelques minutes, j’ai réussi à me relever pour couper à travers bois malgré la tête qui tournait afin de regagner tant bien que mal mon domicile situé plus bas et de là ma femme m’a emmené aux urgences de Remiremont. J’ai été admirablement bien reçu et l’on m’a prodigué les soins adaptés. J’ai été soigné pour de multiples plaies, trois hématomes dont un traumatisme sérieux à l’os frontal  qui a nécessité une surveillance rapprochée avec obligation de rester allongé et des douleurs cervicales qui me gênent pour déglutir. Qu’aurait fait cette jeune femme si j’avais été totalement inconscient, elle m’aurait laissé tel quel sans rien dire à personne ?».

Fort heureusement, le joggeur blessé, bien connu dans le milieu de l’athlétisme romarimontain, s’est finalement bien remis de son accident mais reste encore traumatisé et on le comprend !

J.C B.