Mise en place depuis le 13 mai, la plateforme “Contact tracing” est chargée de repérer un patient zéro, de l’isoler et de contacter tous ses contacts à risques en 24h. Elle mobilise 50 personnes de 8h à 19h 7 jours sur 7.
“Il s’agit de casser la dynamique de transmission du virus, en repérant les cas suspects signalés par un médecin ou le Samu pour effectuer un test et déterminer dans ses contacts ceux qui sont à risques”, explique Pascal Enrietto, directeur de la CPAM des Vosges.
Recherche des contacts à risques.
Si le test PCR est positif, au plus tard dans les 4h, un opérateur prend contact avec le patient et détermine avec lui quels sont les contacts à risques. S’il a rencontré des personnes masquées en respectant la distance de 1m, ce n’est pas considéré comme un contact à risques.
50 agents volontaires.
50 agents volontaires ont été formés et assurent le fonctionnement de la plateforme 7 jours sur 7 de 8h à 19h. “Si la plateforme devait saturer, un 2e plateau est prêt et elle pourrait recevoir l’aide d’une plateforme d’un autre département”, complète Sophie Pozzobon, directrice adjointe.
Explications, pédagogie et humanité.
Ils rappellent alors dans les 24h tous les contacts familiaux, amicaux et professionnels jugés à risques pour leur demander de faire un test, les isoler si le test est positif et recommencer avec ce nouveau patient zéro. “C’est ce suivi humain qui fait l’intérêt de la plateforme, explique le directeur. L’application Stop Covid se contente de pousser l’alerte sur votre smartphone, sans écoute, conseils et évaluation du risque”.
Éviter un nouveau cluster.
S’il semble qu’un nouveau groupe de personnes contaminées soit mis à jour et que ces personnes soient en contact avec des milieux où la propagation est rapide, c’est l’agence régionale de santé (ARS) qui reprend le contrôle. S’il y a besoin d’isoler la personne en dehors de son domicile, c’est la préfecture qui entre en scène. Il y a un point quotidien tous les jours à 16h avec l’ARS.
4 cas confirmés par jour.
Actuellement, la plateforme “Contact Tracing” met à jour 4 cas confirmés par jour (80 cas/j dans le Grand Est). Depuis le 13 mai, il y a eu 300 appels sortants vers des patients zéro ou des contacts. Aucun n’a refusé de suivre les mesures du dispositif. “La semaine dernière sur 1000 tests, 0,6% ont été positifs, preuve que l’épidémie régresse”, rassure Cécile Aubrège-Guyot, directrice territorial de l’ARS.





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