Course de montagne – Le préfet du Haut-Rhin interdit la 45e édition des Crêtes vosgiennes

« Nous avons l’immense tristesse de vous partager le courrier, reçu ce jour, du Préfet du Haut-Rhin interdisant notre course » font savoir, ce mardi 4 août 2020, Grégory Leloup, directeur des courses et gérant de Team Com, avec toute l’équipe du Spiridon Club Alsace, organisateur de la 45e édition des Crêtes Vosgiennes. « Une décision totalement incompréhensible pour notre équipe ».

« Depuis le 21 juillet, nous demandons un rendez-vous en Préfecture pour exposer toutes les mesures sanitaires imaginées et allant dans le sens des recommandations de la FFA… Nous n’avons jamais été reçus ! » se désolent les organisateurs. « Et par un simple courrier, on nous fait part de l’interdiction de notre manifestation ».

Pour autant, « nous n’annulerons pas la course » prévue dimanche 23 août 2020. « Nous refusons cette décision et avons décidé d’alerter la Ministre des Sports pour nous attribuer le feu vert. Nous sommes prêts à aller plus loin, comme l’Embrunman, et faire appel au tribunal administratif ».

Selon les organisateurs, « les décisions n’ont plus aucune cohérence, la plupart des départements français ont vu leurs événements sportifs redémarrés sans créer pour autant de nouveau « foyer ». La Ligue 1 de football reprend, le Tour de France aura lieu, les foires « kermesse » peuvent se dérouler, malgré les violences répétées comme à Mulhouse, mais notre 45e édition, elle, n’a pas cet agrément ». Ils dénoncent « Deux poids, deux mesures… ».

Dans le même temps, ils constatent que « nos crêtes sont fréquentées par des milliers de touristes sans qu’une régulation soit mise en place… Ces gens sont-ils en meilleure santé pour lutter contre le covid que nos traileurs ? ».

Derrière cette organisation, de nombreux acteurs travaillent et essaient d’assurer leur survie économique et celle de leur vallée : l’organisateur (Team Com), le chronométeur (Sporkrono), les hôtels et restaurants du Markstein jusqu’à Orbey en passant par la Schlucht.

Et les organisateurs d’appeler à la révolte contre la décision préfectorale « Mettre fin à ce travail de longue haleine revient à les condamner économiquement. Si comme nous, vous êtes en colère et refuser cette interdiction, n’hésitez pas contacter la Préfecture. Nous continuons pour notre sport, pour notre vallée, pour nos entreprises à travailler pour le maintien de notre événement ».