Remiremont – Peinture : « Le petit pêcheur », de Jules Adler, présenté ce dimanche au musée

Le Musée Charles de Bruyères de Remiremont a récemment acquis un nouveau tableau de Jules Adler, Le Petit Pêcheur. Il sera présenté publiquement ce dimanche 16 août à 16 heures 00 au musée. Venez (re)découvir Jules Adler, dont les oeuvres ont récemment fait l’objet de grandes expositions (Dole, Evian, Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme à Paris), et admirer un de ses rares tableaux représentant la Belle des Vosges.

Ce tableau est l’une des rares oeuvres réalisées par Jules Adler dans les environs de Remiremont. Il vient compléter la collection de 11 oeuvres de l’artiste déjà conservée à Remiremont. Le fonds initial a d’ailleurs été constitué par Charles de Bruyères (Remiremont, 1821-1905) qui a été historiquement le premier collectionneur d’Adler.

L’oeuvre proposée représente un cours d’eau, sans doute le Fouchot, passant dans la forêt domaniale de Remiremont et dont un bras est canalisé sous la ville. Un jeune pêcheur est assis sur une grosse pierre dominant le ruisseau. Celui-ci forme une petite cascade très appréciée des artistes, de la population et des touristes de très longue date.

La tonalité grise domine le tableau, le vert de la mousse, des arbres et de l’arrière plan anime le tableau.

Ce tableau a été acquis en 2020 lors d’une vente aux enchères publiques. L’Etat, par le biais de la Direction des Affaires Culturelles (DRAC), a subventionné l’achat à hauteur de 80 %.

2020 est vraiment l’année qui consacre le renouveau de Jules Adler.

Né en 1865 à Luxeuil, sa vie a traversé 3 guerres : enfant en 1870, il est envoyé en mission aux armées pendant la Première Guerre mondiale, et sera méprisé et maltraité comme Juif par l’occupant nazi lors de la Seconde.

Reconnu de son vivant, Jules Adler est notamment Sociétaire du Salon des Artistes Français, ainsi que membre du Comité et du Jury ; il reçoit une médaille d’argent à l’Exposition Universelle de 1900 et de nombreux autres prix avant d’être fait Chevalier de la Légion d’Honneur en 1907 puis Officier en 1923.

Il emprunte le chemin de Zola, dans ses préoccupations sociales, la proximité des petites gens (comme le montre le tableau récemment acquis), et une forme de patriotisme.

Moins en vue pendant la deuxième moitié du XXe siècle, sa reconnaissance va croissante depuis quelques années.

Pour preuve, il vient de faire l’objet d’expositions phares à Evian, Dole, puis à la Piscine à Roubaix et au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme à Paris (70 000 visiteurs).