Remiremont – Terrasse amputée de 24 places, la patronne du BDM Café en colère ! 

Certes, la saison estivale n’est peut-être plus d’actualité, mais c’est assurément un coup dur que vient de subir la direction du bar du marché, « le BDM Café », place du Maréchal de Lattre de Tassigny. Après lui avoir signifié que sa terrasse extérieure ne respectait pas un certain alignement , la mairie vient de lui retirer ce jeudi cinq tables, soit l’équivalent de 24 places.

Les services de la mairie revendiquent ainsi l’application d’une loi traduisant qu’une  terrasse doit respecter un alignement par rapport à l’emprise de la façade de l’établissement. Michaëlle Fèbvre, la patronne du lieu, estime être dans son bon droit, puisque les places qu’on lui retire seraient bien dans l’axe de son bar qu’elle a racheté en mars dernier et ouvert au mois de  juin après transformation intérieure. Plan à l’appui, l’intéressée apporte la preuve que cet établissement lui a été cédé avec une terrasse de 60 m2 et que celle-ci n’a jamais posé problème aux anciens propriétaires.

La patronne du « BDM Café » est remontée contre la mairie et déclare : « quand on est venu me trouver la première fois au sujet de ce soi-disant problème, j’ai sollicité un rendez-vous auprès du maire, mais je n’ai jamais eu le moindre contact, la moindre réponse. Mais les services de la mairie étant de leur côté revenus à la charge, j’ai alors sollicité un huissier qui est venu constater l’installation de ma terrasse ».

Une terrasse connue pour sa configuration.

Tout s’est précipité ce jeudi lorsque des employés probablement mandatés par le  service juridique de la mairie, sont venus lui retirer tables et chaises en bout de terrasse, soit l’équivalent de 24 places. Michaëlle Fèbvre ne mâchait pas ses mots quelques heures plus tard, évoquant une certaine injustice. « On a fait une belle saison, tout fonctionnait bien, je ne comprends vraiment pas la position de la mairie. Cette terrasse a toujours eu cette configuration et je l’ai reprise comme telle ».

La patronne s’insurge : « on s’implique dans la reprise d’une affaire, on y a investi une bonne somme d’argent et voilà une partie des efforts anéantis. Lors de la transaction, le chiffre d’affaires de ce fonds de commerce tenait compte de tout le potentiel apporté par la terrasse. Et aujourd’hui, on nous enlève un morceau de notre outil de travail. Un manque à gagner évident. Qu’en sera t-il l’année prochaine ? » s’interroge t-elle. Pour sûr, dans cette affaire de terrasse, Michaëlle Fèbvre n’entend pas rester sur sa soif…

D.P.