Coupe du Monde – Delphine Claudel 7e : la France n’avait pas connu cela depuis… 7 ans

Mardi à Toblach (Italie), Delphine Claudel a signé son deuxième top 10 en coupe du Monde et surtout la meilleure performance de sa carrière, en prenant la 7e place de l’individuelle de 10 km en skating. Même si elle n’a pas retrouvé, mercredi en classique, les mêmes sensations (19e).

Cela fait sept ans que l’équipe de France féminine de ski de fond n’avait été à pareille fête ! Aurore Jean était la dernière à entrer dans le top 7 d’une coupe du monde, le 3 janvier 2014, déjà dans le cadre du Tour de ski et à Toblach.

« Je ne m’y attendais pas forcément parce que ce n’était pas le profil de piste qui me rassurait. Finalement, sur un 10 km skate, mon format, j’avais des bonnes jambes et beaucoup d’envie. J’ai des bonnes sensations qui ne se dégradent pas au fil des jours » confie la Vosgienne. Sur les quatre courses de distance de ce Tour de ski 2020, elle a démontré sa capacité à rivaliser avec les meilleures fondeuses de la planète. « Pendant la course, comme ce mardi sur l’individuel, je ne m’en rends pas vraiment compte parce que j’avais un petit dossard. Je suis contente de me voir à l’arrivée à côté de filles qui marchent vraiment pas mal en coupe du monde. Je suis surtout heureuse d’être régulière sur l’ensemble des distances depuis le début du Tour ».

19e à présent du classement général du Tour de ski à 1 minute du top 10, Delphine Claudel conserve le pragmatisme qui la caractérise. « Je suis au jour le jour, course après course. L’objectif est de performer sur chaque course, je ne me mets pas de pression pour le général, je verrai à la fin ! ».

En attendant, ce mardi historique de la Vosgienne a renforcé sa confiance en vue de son rendez-vous majeur de la saison, avec les championnats du Monde d’Oberstdorf (Allemagne) début mars en skating. « C’est une course cochée dans ma tête pour la suite de l’hiver, avec un format qui me convient plutôt bien, où j’ai réalisé mes meilleures performances. C’est dans un coin de ma tête, même si on est encore un petit peu loin de l’échéance. C’est un vrai objectif donc c’était un vrai exercice pour arriver à Oberstdorf pleine de confiance ».

D.J.