Billet – Covid-19 : face à la semaine de tous les enjeux                  

Par Denis Philippe.

C’est un moment important qui nous attend. Et l’on devrait être fixé sur notre sort en milieu de semaine. La haute autorité est en pleine réflexion. Et pour chacun d’entre nous, une question primordiale : sera t-on placé dans le camp des alarmistes, ou entrerons-nous dans celui des optimistes ?

Dans tous les cas, c’est une semaine cruciale qui vient de s’ouvrir. Avec des décisions suspendues à différentes variantes. Oui, c’est vrai, le jeu de mots est peut-être facile, mais une chose est certaine, il s’accorde avec les fameux variants qui nous préoccupent. Il y a déjà l’anglais, mais ce ne serait pas le plus méchant, selon les propos tenus dimanche soir par Jean-François Delfraissy, infectiologue et président du Conseil Scientifique.

Il faut surtout s’inquiéter des variants sud-africain et brésilien, a t-il martelé en tant qu’invité sur le plateau de BFM TV, chiffres à l’appui. Si le variant anglais se situe à 1 %, l’infectiologue a indiqué que le taux des deux suivants se situe autour de 7, 8, voire déjà 9 %. La véritable source d’inquiétude est-là, a traduit sans détour Jean-François Delfraissy, insistant notamment : « tout pousse à ne pas rester comme on est maintenant ». Voilà les choses dites clairement.

C’est aussi sans détour que l’infectiologue a poursuivi : ces nouveaux variants vont aggraver la situation, car c’est l’équivalent d’une seconde pandémie » a t-il affirmé tout en indiquant que ces variants apparaissaient de façon multiple tout en ayant des facteurs de transmission plus élevés. Le président du Conseil Scientifique a également révélé que le variant sud-africain, « pourrait, en nombre, diminuer l’efficacité des vaccins d’environ 40 % ».

Mais Jean-François Delfraissy est allé encore plus loin dans ses propos, laissant entendre notamment : « dans les deux mois qui viennent, la recommandation pour les personnes fragiles, serait de respecter une forme d’auto-isolement volontaire, pour se protéger contre les variants, cette précaution paraît nécessaire ». L’évocation de cette notion de personnes fragiles concernerait les plus de 65 ans, c’est à dire celles dont le taux de mortalité du fait de la Covid-19 est le plus élevé.

Pas sûr néanmoins que la fameuse recommandation soit prise à la lettre par cette partie de la population, de surcroît particulièrement représentative dans tout l’hexagone. Autrement écrit, faudrait pas pousser le bouchon trop loin, les seniors de 65 ans et plus gardent le contrôle face à la situation et eux aussi font vivre le pays. Un pays où la liberté de se mouvoir existe encore !

D.P.