#MARSBLEU : un mois pour parler du cancer colorectal

Chaque année, le mois de mars se « met au bleu » pour sensibiliser les cinquantenaires et plus au dépistage du cancer colorectal, un cancer encore très fréquent touchant près de 43 000 personnes et responsable de près de 18 000 décès par an. La Fédération de cancérologie du CHRU de Nancy s’associe au Comité 54 de la Ligue contre le cancer et au Centre Régional de Coordination du Dépistage des Cancers (CRCDC) du Grand Est pour sensibiliser à ce cancer.

Prévenir pour réduire les facteurs de risque liés au mode de vie

Les causes de la survenue d’un cancer sont nombreuses. Elles peuvent être liées à l’âge, aux prédispositions génétiques, à l’environnement mais aussi aux comportements adoptés au quotidien qui peuvent être modifiés et améliorés. Eviter les facteurs de risque connus est ainsi un moyen d’action essentiel pour prévenir certains cancers.

Une alimentation variée et équilibrée majorée en fruits et légumes, un arrêt de sa consommation de tabac et une modération de sa consommation d’alcool ou encore une activité physique régulière ont démontré leur efficacité dans la prévention du cancer colorectal. On estime que 40 % des cancers pourraient être évités par une prévention optimale.

Dépister tôt pour traiter efficacement

Détecté tôt, le cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10. Le dépistage est facilité car il est réalisable à la maison, grâce au test immunologique. Ce test rapide (5 minutes) et efficace permet de détecter du sang dans les selles, invisible à l’œil nu. Il s’adresse aux femmes et aux hommes, âgés de 50 à 74 ans, invités tous les 2 ans à parler du dépistage du cancer colorectal avec leur médecin.

Grâce au dépistage, le cancer peut être repéré à un stade débutant avant l’apparition de symptômes, augmentant ainsi les chances de guérison du patient. Dans certains cas, un polype peut être détecté avant qu’il ne se transforme en cancer. « Les polypes sont de petites excroissances qui se forment dans la muqueuse du côlon et pouvant dégénérer vers un cancer. Une coloscopie permettra d’explorer l’intérieur du côlon pour dépister ces lésions et les réséquer avant qu’elles ne dégénèrent », explique le Dr Marie François, hépato-gastro-entérologue au CHRU de Nancy. « À la fois outil de diagnostic et de traitement de première ligne, la coloscopie est une technique peu invasive qui emprunte les voies naturelles. L’examen est réalisé sous anesthésie générale – une consultation avec un médecin anesthésiste au préalable – et se fait en ambulatoire : la personne arrive à l’hôpital le matin et repart le jour-même avec son compte-rendu », déclare le Dr Jean-Baptiste Chevaux, hépato-gastro-entérologue au CHRU de Nancy.

Le CHRU de Nancy dispose d’un plateau technique d’endoscopie rénové mettant à la disposition des médecins et des patients, de nouveaux matériels et équipements tels des endoscopes haute définition qui améliorent sensiblement l’exploration du colon.

Une conférence virtuelle pour prévenir, savoir et guérir

La Fédération de cancérologie du CHRU de Nancy s’associe à la Ligue contre le cancer pour une conférence virtuelle : le cancer colorectal : savoir, prévenir, guérir. Cette conférence se déroulera le 22 mars à partir de 18h. Les inscriptions sont obligatoires via l’adresse mail suivante : cancercolorectal@chru-nancy.fr

Des médecins du CHRU, de l’ICL, du centre hospitalier St Charles de Toul, du Centre Psychothérapique de Nancy et du CRCDC se succéderont afin d’apporter l’éclairage nécessaire sur ce cancer, notamment sur les moyens de prévention, le diagnostic et le traitement qui peuvent être réalisés au CHRU de Nancy.