Remiremont – Immobilier : la maison Sainte-Marie devient le Manoir de la Carterelle

En 1722, Saint-Charles de Nancy soigne les pauvres de Remiremont. A la fin du XIXe siècle, une maison ayant appartenu à une chanoinesse est acquise. Deux écoles sont créées : Saint-Romary et Sainte-Marie. Au début de XXe siècle, Sainte-Marie devient une garderie et un ouvroir.

En 1978, la congrégation créée une maison de retraite avec 24 lits, 4 lits s’y ajoutent en 1982. En 1988, la maison Sainte-Marie s’agrandit et en 2002, elle se reconvertit en EHPAD. En 2015, le site est fermé, ses résidents sont transférés à l’EHPAD du Châtelet.

Dans quelques mois, le site se sera transformé en une co-propriété : le Manoir de la Carterelle. Pour ce faire, les travaux d’aménagement seront réalisés par un promoteur, Monsieur Grosjean. Celui-ci a racheté l’ensemble établi sur 1.900 mètres carrés pour 1.600 bâtis.

Ce jeudi soir, le syndic, l’agent immobilier Olivier Colin, a fait visiter les lieux aux élus, le maire Jean-Benoît Tisserand en tête, avant leur totale transformation. Pour ce faire, il a d’abord fallu désacraliser la chapelle située au premier étage du bâtiment.

Trente appartements y seront créés, sur une surface allant de 50 à 100 mètres carrés. A ce jour, la moitié d’entre eux sont déjà réservés, parfois en plateau.

De lourds travaux vont être engagés. Il y a parfois quatre plafonds à supprimer, pour retrouver le bois, avec les faux-plafonds accumulés pour réduire la consommation énergétique dans des pièces hautes de plusieurs mètres. Le personnel d’AGACI, une association d’insertion, va réaliser rapidement ce travail préparatoire.

Le maire se félicite « d’un projet immobilier intéressant, au coeur de la ville, dans un lieu riche d’histoire. Remiremont continue d’attire de nouveaux investisseurs, cela prouve qu’il reste du dynamisme. De plus, nous allons ainsi accueillir de nouveaux habitants ».

Afin de rappeler l’histoire des lieux, la statue de Sainte-Marie sera préservée ainsi qu’un maximum des arbustes d’ornement.

Photographies : Christian Schirm.