Remiremont – Mission Espace réussie pour les écoliers de Révillon

La nacelle monte à la vitesse de 5 mètres/seconde, elle est partie depuis 50 minutes. A quelle altitude se positionne-t-elle? Les élèves posent leur calcul et les réponses jaillissent.

Depuis novembre, la classe de CM1/CM2 d’Emilie Abel travaille sur le projet des expériences embarquées dans l’espace en partenariat avec le CNES (centre national des études spatiales) et David Geoffroy du Pavillon des Sciences. Chaque élève a réalisé la démarche expérimentale pour répondre à une question en rapport avec la stratosphère. De la construction de la nacelle au calcul du volume d’hélium nécessaire au ballon en passant par la fabrication des expériences installées dans la boîte, les élèves ont dû réinvestir les notions étudiées en classe pour arriver prêts le jour du lâcher. Une fois l’enveloppe gonflée, le dernier groupe met en route la caméra et le tracker GPS, verrouille le couvercle de la nacelle. Le compte à rebours est lancé puis la chaîne de vol décolle rapidement sous les yeux attentifs des élèves pour emmener la nacelle à un point culminant calculé à 30 000 mètres au-dessus de la ligne de vol des avions pour une durée d’ascension d’1 heure 40.

De retour en classe, l’après-midi est consacrée à la réception des données du kiwi (émetteur placé dans la nacelle qui, grâce à l’antenne, retransmet la tension de chaque capteur ). Ainsi, les élèves travaillant sur la température extérieure de la nacelle ont pu enregistrer un minimum de -50°C (passage dans la troposphère) puis une légère augmentation avant la descente, ces données ont été comparées à la température intérieure de la nacelle, construite dans une matière isolante. D’autres nombres sur la température de solidification de l’eau en altitude, la pression, ont été analysés. Le capteur de choc a permis de déterminer le moment exact de l’éclatement de l’enveloppe du ballon. La chute du ballon, ralentie par le parachute et la masse de la nacelle (1300 g) a été repérée par le tracker qui a émis des SMS à l’école, 2 heures 35 après le lancer.

C’est ainsi que les deux équipes composées par Mme et M Scholer, grands-parents de Maël, et M Claudel, papa de Nils, ont pu se rendre au point exact de l’atterrissage, un champ à Fessey (Haute Saône) pour récupérer en parfait état la nacelle. Les images de la caméra sont splendides avec une superbe vue sur l’école, la ville, le département et bien d’autres données qui seront passées au crible par les scientifiques en herbe en vue de restituer leur résultat au CNES mais aussi aux élèves de l’école et à leur famille. Car ce projet a pour but de donner du sens aux apprentissages scolaires afin que chaque futur citoyen puisse avoir les clés pour comprendre et agir de façon raisonnée et pertinente sur le monde de demain.