Remiremont – Le nom de Christian Poncelet doublement et durablement

Cette journée du 26 août restera gravée d’une double inauguration officielle en hommage à Christian Poncelet et de son œuvre pour le département et la cité des chanoinesses. Un grand homme qui, durant plus d’un demi-siècle, «voyait la vie en Vosges et projetait Remiremont en vitrine de la modernité » ainsi que l’a souligné Jean-Benoît Tisserand, le maire de la ville. Aujourd’hui, l’ex place de l’Abbaye et un collège portent officiellement le nom de Christian Poncelet.

C’est en présence de multiples personnalités départementales et locales, de maires honoraires ou encore d’anciens collaborateurs que le grand rendez-vous du jour avait lieu sur l’esplanade de la mairie. Il y avait là aussi Laurence et Danièle, les deux filles de l’ex président du département disparu en septembre 2020. Dans un discours bien appuyé, Jean-Benoît Tisserand, le maire de la cité, a traduit le parcours politique exceptionnel de l’homme natif des Ardennes et devenu romarimontain d’adoption et de coeur au début des années 60.

 

Le premier magistral de la ville a savamment rappelé comment Christian Poncelet avait gravi un à un tous les échelons et franchit « les portes de l’histoire en devenant en octobre 1998 le second personnage de l’État à l’issue de son élection à la présidence du Sénat ». Puis il poursuivait en ses termes :  « quelle épopée extraordinaire pour celui que beaucoup ici ont connu, restant toujours un homme simple, disponible et chaleureux envers chacun. C’est trop rare et trop précieux pour ne pas être rappelé » a insisté Jean-Benoît Tisserand.

 

Et c’est tout en rappelant la personnalité et la notoriété de Christian Poncelet qui fut maire de la ville durant trois mandats successifs, de 1983 à 2001, mais encore président du Conseil Général de 1976 à 2015, « que nous le célébrons conjointement aujourd’hui en donnant son nom à celle qui fut la place de l’Abbaye et au collège Le Tertre » a traduit le maire romarimontain, tout en insistant sur l’héritage important laissé à la ville par Christian Poncelet, citant au passage le nouvel hôpital, la rénovation de l’église abbatiale, la construction de la 2 x 2 voies, l’arrivée du TGV, la création du plan d’eau, Le Palais des Congrès, le centre culturel et la rénovation de nombreuses places de la cité.

 

Un caractère fort pour défendre les dossiers

Le maire romarimontain évoquait encore la grande personnalité de Christian Poncelet, « un habile négociateur pour obtenir des subventions, un homme très à l’écoute de la population, mais encore passionné par les voyages et les rencontres avec d’autres civilisations » à l’exemple de la Chine ou en tant que fin connaisseur du Vietnam où il s’était rendu à de nombreuses reprises.

Ce fut ensuite au tour de Laurence et Danièle, les deux filles de Christian Poncelet, d’évoquer, non sans une grande pointe d’émotion, les traits de la personnalité de leur père, tout en remerciant la municipalité actuelle pour les marques de reconnaissance lors des obsèques célébrées l’an passé et cette cérémonie du jour au caractère très solennel.

De son côté, François Vannson, le président du Conseil Départemental a partagé l’émotion du jour, tout en s’attachant à rappeler le curriculum-vitae exceptionnel de Christian Poncelet, « l’homme qui a exercé la plus belle politique sous la V ème République , une politique de bon sens à toute épreuve » a dit le chef du Département.

La parole revenait ensuite aux sénateurs Jean Hingray et Daniel Gremillet. Le 1er a rappelé toute la gratitude qu’avait Christian Poncelet envers son grand-père alors maire de Ferdrupt, le second a rappelé le sillon Poncelet pour les Vosges. Le député Christophe Naegelen, quant à lui, s’est félicité de voir toutes les générations rassemblées en ce jour d’hommage, y compris le Conseil Municipal des Jeunes (CMJ), évoquant par ailleurs la pugnacité de Christian Poncelet et son caractère de fonceur « tel un sanglier ardennais ».

Il ne restait plus qu’à dévoiler les trois plaques symbolisant de manière très officielle la place Christian Poncelet. Un nom qui, l’instant d’après, fut également scellé sur le collège Le Tertre lors d’une cérémonie organisée à comité plus restreint sous la présidence de François Vannson, le président du Conseil Départemental.

L’homme qui a forgé « la vie en Vosges » méritait amplement cette double et unanime reconnaissance. Chacun s’est accordé à l’affirmer sans le moindre détour.

Denis Philippe.

Photographies : Christian Schirm.

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