Saint-Nabord – Les élus en visite sur les parcelles du plan de relance forestier

Ce dernier samedi, les élus s’étaient donnés rendez-vous en forêt communale avec Cédric Babel, adjoint à la forêt et accompagnés de Gilles Oudot, responsable ONF pour le secteur de Remiremont et de Philippe Michel, technicien forestier, en charge de la forêt communale. Au programme de cette matinée, le parcours des parcelles reboisées dans le cadre du plan de relance forestier.

Si le patrimoine forestier s’inscrit comme l’une des premières victimes du réchauffement climatique (dépérissement des arbres par manque d’eau et attaques de scolytes), il apparaît aussi comme l’une des solutions pour les atténuer. Il faut ainsi comprendre par-là que le monde forestier doit s’adapter à ces grandes mutations tout en se réinventant en quelque sorte.

Acteur majeur autour des élus locaux, l’Office National des Forêts (ONF) demeure ainsi mobilisé afin d’entreprendre des plans d’action et préparer la forêt de demain. Un choix qui passe, comme le parfait exemple de celle de Saint-Nabord, par une forêt dite « mosaïque » recomposée d’essences variées, voire inédites.

Un choix parfaitement compris par les élus navoiriauds et c’est tout particulièrement sensibilisé à ces nouveaux enjeux que Cédric Babel, adjoint à la forêt, en collaboration avec les responsables ONF, a su mettre à profit le plan de relance gouvernemental proposé pour financer en partie le reboisement de parcelles décimées.

Pour la forêt de Saint-Nabord, il s’agit là d’une subvention de 16.000 € sur un coût global de 27.000 €. Ainsi, sur une surface de 9,9 hectares de forêt d’épicéas détruits par les scolytes, 2,5 hectares ont bénéficié d’un programme inédit de plantations composées d’essences plus adaptées au climat des prochaines années. A l’exemple de chênes pubescents, de châtaigniers d’Ardèche, des pins Laricio de Corse, ou encore de robiniers, douglas et mélèzes d’Europe.

Un ensemble muni de protections en bambou afin de bien les protéger en regard des dommages pouvant être causés par le gibier. IL est à noter que si ces zones nouvellement boisées ne couvrent que 30 à 50 % des parcelles décimées, c’est dans l’objectif de leur laisser toutes les chances d’une véritable régénération naturelle. Avec par conséquent l’espoir que ces nouvelles générations d’essences puissent s’acclimater.

Il s‘agit bien d’un véritable enjeu pour la forêt de demain…

D.P.

Photographies : Ville de Saint-Nabord.

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