Remiremont – Judo : Mikaël Bussière et Jean-Denis Vincent obtiennent le cinquième dan !

Il y a une quinzaine de jours, Mikael Bussière entraîneur du club de judo de Remiremont se présentait à Paris devant les plus hauts gradés de la fédération française de judo pour passer son 5e dan. Il était accompagné de Jean-Denis Vincent, judoka à Remiremont judo depuis plus de 40 ans qui présentait également le même grade.

Cet examen était pour eux le terme d’une longue préparation de plusieurs mois visant à accéder au plus haut niveau technique possible. Les deux partenaires d’entraînement avaient peaufiné jusque dans les dernières heures les détails de cette épreuve extrêmement exigeante.

Mikael Bussière explique que « dans cette épreuve, les attendus sont de pouvoir démontrer l’ensemble du potentiel judo que nous avons développé au cours de nos longues années de pratique. Nous devons réaliser et faire la preuve de la richesse de notre panel technique et surtout de notre maîtrise précise des mouvements que l’on présente. Il s’agit dans cette démonstration de synthétiser l’ensemble des compétences acquises au fil du temps et des rencontres judo. Au-delà de la difficulté technique il convient également de se préparer physiquement car cette démonstration est longue plus de 25 minutes sans jamais s’arrêter et en restant concentré au maximum. En soit c’est équivalent à se préparer pour une grosse compétition ».

L’entraîneur de Remiremont judo sait effectivement de quoi il parle car il fut plusieurs années au meilleur niveau français et encore dernièrement double médaille de bronze au mondiaux vétérans et médaille d’argent au championnat d’Europe vétéran.

Ce judoka de grand talent souhaitait aussi faire la démonstration qu’il n’était pas simplement un compétiteur mais également un excellent pédagogue et technicien.

Pour Jean-Denis Vincent, l’idée était également de faire le point sur l’ensemble de toutes ces années de pratique et de rassembler dans une démonstration synthétique et organisée son judo personnel. Et ce en traversant tout autant la technique debout, le « Nage waza » que pour le travail au sol le « ne waza » , le self-défense le ju-jitsu. Et enfin les célèbres katas.

Pour l’obtention du 5e dan, il est nécessaire de présenter le Juno kata ; un kata fondamental ancestral dont la rythmique lente et les mouvements fluides n’ont pas changé depuis leur création par jigoro Kano en 1882.

En tant que doyen du club, Jean-Denis Vincent souhaitait montrer la voie au plus jeune dans la volonté d’accéder toujours à un meilleur niveau.

Il explique « il est important de montrer que les plus anciens peuvent être également une source de dynamique et de motivation au sein d’un club. On reproche souvent aux jeunes de n’être plus assez engagé, il reste indispensable qu’ils aient devant eux des exemples d’engagement et de motivation ».

Le club de Remiremont judo peut s’en accueillir aujourd’hui d’avoir désormais deux judokas reconnus au haut gradé par le niveau national. Ce qui en fait un des clubs les mieux représentés en termes de compétences. Il est certain que l’ensemble des 270 licenciés trouveront dans cette réussite de leurs entraîneurs et partenaires d’entraînement une source d’inspiration pour leur propre judo.

La présidente Nathalie Ferry ne cache pas sa satisfaction de voir la dynamique de Remiremont judo se relancer après deux années très compliquées en raison de la crise sanitaire du Covid-19.

Nelly Ferry souligne qu’« il était vraiment important de pouvoir réaliser cette année quelques beaux projets afin de remettre tout le monde dans une dynamique sportive et relationnel. Le pari est plus que gagné pour cette année. En effet, nous avons réussi à travers les résultats en compétition notamment ainsi que les réussites du 5e dan de Mikael et de Jean-Denis à montrer que Remiremont judo était toujours en première place de la dynamique départementale ».

« La saison n’est pas encore tout à fait terminée », rajoute cette présidente engagée, « nous avons encore la deuxième journée du challenge que nous organisons pour le secteur haute-Vosges puis enfin notre assemblée générale et notre repas de fin d’année avec les remises de ceinture de la saison ».

« Nous sommes perpétuellement en recherche de nouveaux projets. L’un des dossiers les plus importants à nos yeux reste celui de la problématique de notre lieu d’entraînement sur le Dojo communal qui est depuis plusieurs année tout à fait inadapté au regard du volume d’entraînement que nous proposons à nos compétiteurs et aux diverses autres activités notamment le taiso le baby judo et le sel défense. Nous regrettons de constater qu’hélas, la municipalité ne s’empare pas pleinement de cette problématique. Nous sommes convaincus en effet qu’il y a tout à gagner à créer une dynamique autour du judo et des sports de combat de manière plus générale. Nous avons de nombreux exemples sur le département notamment sur la commune de Senones où la création d’un nouveau dojo à ramener derrière une vie associative riche et variée autour du tatami. La réhabilitation de certains locaux municipaux reste selon nous la solution la plus rapide et la moins coûteuse. Mais il faut pour cela que chacun des élus en soit convaincu ».

« Nous nous nous engageons pleinement dans des politiques d’ouverture à tous les publics et notamment aux personnes à mobilité réduite ou aux personnes à handicap. Il est évident que le dojo que nous avons actuellement ne peut pas nous permettre pleinement de développer ce genre de politique pourtant hautement soutenue et revendiquée par les instances fédérales et les politiques sportives sur le territoire national. Maintenant cette préoccupation est sur la table et nous souhaitons trouver conjointement avec nos élus une solution réaliste dont les délais de mise en œuvre soient rapide, il y a maintenant urgence ».

« Nous restons très positifs mais attentif évidemment à l’attitude de nos élus sur ce sujet ».

« Nos deux nouveaux 5e dan Michael et Jean-Denis sont évidemment en première ligne pour faire évoluer ce dossier dans le bon sens ».