Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de Daniel Gremillet, sénateur des Vosges, en soutien à la forte mobilisation de nos agricultrices et de nos agriculteurs.
Tout d’abord, je tiens à exprimer une pensée émue pour l’agricultrice de l’Ariège et pour sa fille qui ont perdu la vie, à Pamiers, le 23 janvier dernier. Je témoigne mon soutien à son mari, à son père et à sa famille.
Le mouvement de contestation des agriculteurs français ne faiblit pas, nos agricultrices et nos agriculteurs font entendre leurs légitimes revendications.
Derrière cette adresse pacifique mais ferme, ils veulent, avant tout, rappeler que la prospérité de la France est indissociable de celle de son agriculture.
A l’heure où la balance commerciale affiche un déficit record, l’agriculture et l’agro-alimentaire françaises sont déficitaires pour la partie alimentaire (hors vins et spiritueux).
Or, les Paysans français ont des solutions à apporter pour exercer correctement leur métier :
Face à la distorsion de concurrence au profit de pays qui ne respectent pas les mêmes standards, limitons la surtransposition, interdisons les importations qui ne correspondent pas aux exigences demandées et imposées aux agriculteurs français ;
Face à la multiplication des normes environnementales, simplifions les dérives d’une politique environnementale trop stricte, décomplexons les obligations administratives et affirmons notre souveraineté alimentaire ;
Face au manque d’attractivité du métier, redonnons du temps et de la liberté à nos exploitants agricoles, rendons une juste rémunération aux agriculteurs pour le service rendu à la société qu’ils nourrissent.
Au-delà de l’émotion provoquée par le drame de l’Ariège, les Paysans de France ne défendent pas simplement leurs intérêts mais celui des 65 millions de françaises et de français. Ils souhaitent préserver l’équilibre territorial fragilisé, la souveraineté alimentaire menacée et garantir une alimentation, au quotidien, à chaque français pour les années à venir. Et, ils auront mon soutien indéfectible.
Fidèle à mes engagements et à mes convictions, j’ai cosigné la proposition de loi tendant à répondre à la crie agricole aux côtés de plusieurs de mes collègues du Sénat.
