Dernièrement, les pêcheurs membres de l’AAPPMA (Association Agréée de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique) de Remiremont se sont retrouvés au Centre Socio Culturel de Saint-Nabord autour du président Alain Mangel à l’occasion de l’Assemblée générale annuelle.
L’écloserie de Vecoux a produit près de 17 000 œufs de truite.
Cette année, les pêcheurs ont tenu leur assemblée générale annuelle au CSC de Saint-Nabord le dimanche 11 février dernier en matinée. Le président Alain Mangel a commencé par faire le point au sujet des ventes de cartes de pêche : « Le bilan des cartes de 2023 est le suivant : cartes majeures complètes 107 – URNE 217 – mineures moins de 18 ans 67– femmes 28 – cartes découvertes moins de 12 ans 82 – vacances 15 – journalières 40. Une année en progression, les conditions hydrauliques et météorologiques ont été meilleures qu’en 2022, n’oublions pas non plus les gros alevinages de truites arc en ciel (900 kgs), répartie en 3 fois dans la rivière et les plans d’eau ».
Puis il a énuméré les principales actions menées par les membres actifs de l’association : « Une année somme toute logique en rivière malgré les fortes températures et la sécheresse de l’été, nous avons eu de l’eau dans la Moselle et la Moselotte, aussi dans les étangs. Plusieurs réunions avec la Communauté de Communes de la Porte des Vosges Méridionales sur différents sujets (seuils, biodiversité, écologie etc… beaucoup de temps passé en salle et sur le terrain. L’écloserie a fonctionné cette année, nous avons récolté des géniteurs (27 mâles et 37 femelles) ce qui fait que nous avons pu produire 17.000 œufs qui ont été déversés en vésicules dans l’étang de grossissement, merci Philippe Marotel pour tout le travail que tu as réalisé à l’écloserie et la surveillance à l’étang, je n’oublierai pas les personnes qui on participé à l’écloserie. Cette année nous n’avons pas pu récupérer nos truitelles car l’arrêté sécheresse a été maintenu jusqu’au 31 octobre et il était interdit de vidanger les étangs, nous pensions le faire courant novembre mais une nouvelle loi qui date de 2021 interdit les vidanges d’étangs, ce qui fait que nos truitelles sont toujours dans l’étang de grossissement à la merci des prédateurs, il faudra attendre début avril 2024 pour vidanger l’étang. Le 19 juin, pêche de sauvetage, vidange de la rigole de Bouzey avec la Fédération de pêche. Le 24 octobre, pêche de sauvetage dans le ruisseau du Fouchot avec la fédération de pêche et la ville de Remiremont, les deux fosses rue du Breuil étaient pleines de sable. 37 truites Fario de belle taille remises au pont de Cheneau. Le 2 septembre nous avons participé au Forum des Associations au Palais des Congrès à Remiremont. Le 26 septembre, une pêche d’inventaire au pont de Cheneau avec la Fédération et le bassin Rhin Meuse. Le Centre aéré de Saint-Nabord a fonctionné pendant l’été mais vu la chaleur et le manque d’eau dans les étangs c’est à regret que nous avons dû arrêter à la fin du mois de juillet. En ce qui concerne le nettoyage, l’étang de grossissement a été fauché plusieurs fois, à l’étang des Aulnes nous avons fauché la renouée, merci à l’agriculteur qui est passé plusieurs fois autour de l’étang et le nettoyage des étangs de la Prairie du Vouaux pour le Centre aéré. Une année bien remplie en travaux, environ 570 heures de bénévolat, dans tous cela il ne faut pas oublier les réunions de toutes sortes, les alevinages, les vendeurs de cartes de pêche, beaucoup de temps passé aux écritures est surtout en kilomètres ».
Et toujours de la vigilance par rapport à la pollution des cours d’eau.
Puis le président Alain Mangel est revenu sur les épisodes de pollution des ruisseaux : « Le 13 février pollution dans le ruisseau du Fouchot à Remiremont une dizaine de truites mortes, l’O.F.B. (Office Français de la Biodiversité) est venu constater les dégâts, ils ont remonté le ruisseau, n’ont rien découvert, affaire classé sans suite. Le 17 octobre pollution sur le ruisseau de Saint Anne à Saint-Nabord, Bernard Hiniger, notre garde particulier, a prévenu les pompiers, le lieu de pollution a été découvert, c’était le nettoyage du réservoir qui se trouve en amont, pas de mortalité mais de la mousse et le ruisseau brun. Comme vous le voyez, il faut rester vigilant même si l‘on sait que sera long, que ça sera peut-être classé sans suite, quand vous voyez quelque chose sur la rivière, la première chose à faire c’est d’appeler les pompiers, me prévenir ou quelqu’un du comité, les gardes particuliers, la gendarmerie, la fédération de pêche, OFB (Office Français de la Biodiversité) ».
Propos recueillis par J.C. Bigorne.
