L’ouverture de la campagne de Christophe Naegelen a rassemblé environ 350 personnes ce vendredi soir au palais des congrès de Remiremont. Jean-Benoît Tisserand, maire de Remiremont et directeur de campagne, avait plaisir à accueillir les deux sénateurs vosgiens Daniel Gremillet et Jean Hingray, pratiquement tous les conseillers départementaux de la circonscription à commencer par François Vannson et de nombreux maires et élus locaux.
« On a maintenant un stade de VTT, tu es à ta manière un député tout terrain » a lancé Jean-Benoît Tisserand. « Tous les députés repartent à zéro avec cette dissolution. Je tiens à t’apporter tout le soutien de l’équipe municipale ». Et le maire d’appuyer : « nous avons besoin d’un député qui connaît le terrain et n’est pas un parachuté ».
Nadine Perrin, suppléante du député depuis 2017, s’est réjouit que « tout le monde est à nos côtés comme tu l’as été tout au long du mandat. Nous sommes fiers de t’avoir comme député. Tu as changé depuis 2017, tu as grandi, mais tu restes toi-même en dehors des manœuvres politiques ».
Thomas Gion, 33 ans, originaire de Xonrupt-Longemer et domicilié à Gérardmer, est le nouveau suppléant. Il s’est présenté, a rappelé son engagement dès l’âge de 13 ans dans l’école des jeunes sapeurs-pompiers avant d’insister « sur l’importance de choisir un candidat qui connaît ses habitants et son territoire ».
« La bienveillance, la reconnaissance ».
Christophe Naegelen a d’abord salué en particulier trois personnes : « Un grand merci à Nadine Perrin, ma suppléante depuis 7 ans, à Thomas Gion et à mes parents qui sont présents dans la salle. On a été élevé à la philosophie de Coco Spiller : la bienveillance, la reconnaissance ».
Christophe Naegelen a concédé s’être accordé du temps et de la réflexion avant de choisir de repartir dans une troisième campagne. « Déjà car en 2022, j’ai été élu pour 5 ans. Ensuite car je vois l’état dans lequel est notre pays » confie le député sortant qui rappelle que « Depuis 7 ans je revendique de ne pas être un candidat de parti politique. Avec un groupe de 22 parlementaires, on a décidé de créer un groupe différent des autres : on est le groupe qui a formulé le plus d’amendements. On doit combattre une vision de terrain et non une vision verticale ».
Le député sortant revient ensuite sur les deux années de ce second mandat : « Ce sont 893 manifestations locales auxquelles j’ai participé depuis 2022 ». Et de se demander, à propos de la candidate du Rassemblement National, « comment voulez-vous être une élue de terrain quand vous n’habitez pas la circonscription et vous ne pouvez pas voter pour vous-même ? ».
Christophe Naegelen peut également se targuer de 500 rendez-vous à la permanence, « chacun suivie le plus souvent d’une intervention ».
Le travail à Paris, ce sont 200 interventions à l’Assemblée Nationale : « ce sont des dossiers locaux sur lesquels on agit comme le centre hospitalier de Remiremont. Il y a un an de cela, je suis retourné 40 heures à l’hôpital, pour échanger sur le quotidien de ces hommes et femmes. Notre hôpital a un gros problème en terme de recrutement sur les parties urgences et pédiatrie. Au commissariat de police, j’ai obtenu le renfort de deux policiers contre l’avis de la direction nationale. C’est comme cela que j’essaie de défendre notre territoire ».
Avec le soutien de ses attachés parlementaires, le député de la montagne a par ailleurs présenté 37 propositions de loi, suite aux remontées du terrain.
« La situation de notre pays est très compliquée, on a besoin de stabilité » ajoute Christophe Naegelen avant de conclure : « Le 30 juin plutôt que de choisir des personnes qui ne sont pas du territoire ou aux ordres du parti, votez et faites voter Christophe Naegelen et Thomas Gion ».
D.J.












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