Le compte administratif, qui rend compte de la réalisation du budget de la Région en 2023, et le budget supplémentaire 2024 qui complète le budget voté il y a 6 mois, ont été soumis au vote de l’assemblée le 20 juin.
COMPTE ADMINISTRATIF 2023
Entre le vote d’un budget et sa réalisation définitive, il y a la vie des projets et des territoires.
Aussi, le compte administratif qui illustre ce qui a été réellement investi doit être voté. Pour l’année 2023, il est le plus élevé de la mandature et s’élève à 3,4 milliards d’euros.
Des politiques d’intervention toujours plus ambitieuses
La part des trois compétences régionales obligatoires (formation professionnelle et apprentissage, lycées et transports) se stabilise. Ces trois compétences concentrent 73% des dépenses au même niveau sensiblement qu’en 2022.
Les dépenses d’investissement relatives aux fonds européens s’établissent encore au niveau conséquent de 250 millions d’euros et confirme la très bonne consommation des crédits européens en Région Grand Est.
Les transports confortent leur première place des dépenses régionales, avec plus d’1 milliard d’euros, soit 30 % du budget total de la Région. Ce compte administratif confirme les ambitions régionales en matière de mobilités, pour toujours plus de services et de proximité et pour accompagner les habitants dans leur quotidien.
Concernant les lycées et la formation professionnelle, les dépenses augmentent de 15% par rapport à 2022 et représentent plus de 877 millions d’euros.
Une progression des ressources régionales plus limitée
Les ressources de la Région Grand Est s’élèvent en 2025 à près de 5,4 millions d’euros. Elles sont en légère hausse et pâtissent d’une faible dynamique de la TVA, source principale de recettes des Régions qui ne s’élève qu’à + 2,7% en 2025, contre + 8,6% en 2022.
Un contexte financier difficile
Malgré un contexte de recettes moins dynamique et une conjoncture internationale délicate, la Région a fait le choix de continuer à investir sur les politiques publiques et de continuer d’être au soutien des associations, des collectivités, des entreprises et des habitants. Aussi, pour limiter son recours à l’emprunt — à l’image des ménages, les taux d’intérêt pour les collectivités sont très élevés — la Région a puisé dans son épargne. Le taux d’épargne brute (rapport entre l’épargne brute et les recettes réelles de fonctionnement) se présente donc en baisse pour
s’établir à 19,8% (contre 21,9% en 2022). A noter quand même que ce taux demeure supérieur aux taux d’épargne brute des années 2016 à 2020.
La capacité de désendettement de la Région Grand Est (ratio qui illustre la capacité de la collectivité à rembourser sa dette) est aussi impactée par le contexte. La capacité de désendettement s’élève ainsi à fin 2023 à 5,22 années (contre 4,64 années en fin d’exercice précédent).
La capacité de désendettement de la Région Grand Est demeure toutefois nettement en-deçà du plafond de référence, qui s’établit pour les Régions à 9 années. Ce qui place la Région Grand Est comme 4° dans les Régions avec la capacité de désendettement la meilleure.
BUDGET SUPPLEMENTAIRE 2024
Accroitre les investissements en faveur de la jeunesse et de l’emploi et accélérer la transition environnementale du territoire
Le budget supplémentaire a pour objet, d’une part, d’intégrer au sein du budget 2024 de la Région Grand Est le résultat issu du compte administratif 2023 et, d’autre part, de procéder à des ajustements de crédits 6 mois après le vote du budget dit primitif, notamment pour intégrer les nouveaux dispositifs décidés depuis le début d’année ou la prise en compte du calendrier effectif des projets.
Grâce à ses efforts, la Région reste dans la lignée du budget primitif 2024 adopté le 14 décembre 2023, et confirme à la fois une maîtrise des dépenses de fonctionnement et une dynamisation des dépenses d’investissement.
En dépit des mauvaises nouvelles pesant sur la principale recette de fonctionnement (la TVA), le budget supplémentaire transcrit ainsi une amélioration de 1,2 million d’euros de l’épargne brute, et un recours à l’emprunt réduit de de 5,7 millions d’euros, tout en permettant une hausse des dépenses d’investissement de 32 millions d’euros.
La bonne santé financière de la collectivité, constatée au compte administratif 2023, permet à la Région d’accroître les investissements en faveur de la jeunesse et d’accélérer la transition environnementale du territoire.
Quelques exemples d’actions inscrites au BS 2024 :
_ Déployer les mesures du Pacte des Ruralités
_ Assurer des conditions favorables à la réussite des lycéens :
o Poursuite des mesures de transitions énergétiques et écologiques dans les lycées: mise en place d’ampoules LED dans les lycées avec le programme NEOLUX – déploiement des abaisseurs-régulateurs de tension etc.
o Renforcer les actions de sécurisation des lycées.
_ Expérimenter la robotisation / cobotisation (robots collaboratifs).
_ Poursuivre l’accompagnement aux transitions auprès des entreprises et développer la performance industrielle (soutien aux pôles de compétitivité et à la réindustrialisation de la région).
_ Soutenir l’enseignement supérieur (soutien aux Compétences et Métiers d’Avenir) et la mobilité internationale des étudiants.
_ Accélérer l’adaptation au changement climatique et promouvoir les économies d’énergie avec notamment le soutien renforcé à la SEM Oktave qui permet d’accompagner les projets de rénovation énergétique et le déploiement de la SEM Grand Est Energies.
_ Poursuivre le développement des mobilités sur tous les territoires, avec notamment le Transport à la Demande.
_ Soutenir les projets dans le domaine de l’agriculture en mobilisant notamment les fonds européens FEADER.
_ Soutenir la création et la diffusion culturelle ainsi que le patrimoine culturel.
_ Lancer la seconde feuille de route de Télémédecine.
L’ensemble de ces ajustements permet à la Région Grand Est de rester agile et de continuer à investir malgré les contraintes économiques actuelles.
