Vallée de la Moselotte – Les sangliers s’attaquent également aux propriétés privées

Dans la vallée de la Moselotte, les agriculteurs ne sont plus les seuls à souffrir des dégâts causés par les sangliers. Ceux-ci s’attaquent également aux propriétés des particuliers. Nombre de leurs pelouses en font les frais, pas seulement en montagne mais également au centre des villages. Ils sont colonisés par le mammifère au grand dam des victimes de leurs déprédations.

Deux phénomènes semblent expliquer leur prolifération.

D’une part, le recul des espaces agricoles dans les milieux les moins propices à la culture, en moyenne montagne, et l’augmentation de la surface forestière qui en résulte : les forêts couvrent aujourd’hui 30 % de la surface de l’Hexagone et offrent des refuges et des ressources alimentaires prisés des sangliers, comme les champignons, les glands, les faines.

D’autre part, le changement climatique, avec ses hivers plus doux, entraîne également moins de mortalité naturelle chez les jeunes sangliers.