5 Grands tétras sur les 9 réintroduits dans la réserve naturelle nationale du Grand Ventron sont morts. Leur balise cesse d’émettre et elle est retrouvée un peu plus tord ou milieu d’un amas de plumes. Ce qui mène à moins de 45% le taux de survie après 6 mois dans les Vosges. Les associations de défenses de la nature qui prétendaient que les conditions n’étaient plus favorables, auraient-elles raison ?
Le premier mort en septembre
Un coq était déjà mort lors de la capture en Norvège le 26 avril 2024. 9 oiseaux (5 coqs et 4 poules} ont été lâchés entre le 26 et le 27 avril 2024. Fabien Diehl chargé de mission du Plan Grand tétras en avait retrouvé un mort le 10 septembre. Sa balise avait cessé d’émettre vers 1h du matin. La cause de la mort évoquée est la prédation, qui semble le fléau de ces tentatives de réintroduction.
3 autres oiseaux morts en octobre
Le 28 octobre, 3 autres Grands Tétras avaient succombé, 2 coqs et une poule. Les balises ont été retrouvées dans la forêt de Fratze. Une poule serait morte au pied d’une éolienne. « On s’interroge sur l’impact des battues ou cerf organisées à partir du 15 octobre sur ces décès », commente Bernard Schmitt d’Oiseaux Nature, qui suit de près l’expérience.
Un taux de survie très bas
« Les oiseaux pourraient aussi avoir mangé des bodies toxiques, être incommodés par les fortes pluies ou encore être gênés dans leur envol en cas de danger par le poids de leur balise ». Le 19 octobre, il restait 4 oiseaux vivants. Lors d’expériences précédentes, le taux de survie à un an était de 50 % en Allemagne et de 80 % en Pologne. Là, il est déjà plus bas à 6 mois.
