
Christophe Chambon, secrétaire général adjoint de la FNSEA, était à Épinal pour l’Assemblée générale du syndicat majoritaire de la FDSEA. Il annonce des mobilisations sur 3 axes : Mercosur, le revenu des agriculteurs et le contrôle unique.
Pas de grands changements donc sur les revendications des agriculteurs qui considèrent qu’on marche sur la tête ! La France est considérée comme le pays de la gastronomie, mais les agriculteurs n’arrivent pas à vivre de leur travail ! On parle de souveraineté alimentaire, mais l’Europe crée des conditions de concurrence déloyale en ouvrant les frontières sans critères sanitaires et écologiques.
Qu’on ne fasse pas entrer ce qu’elle veut pas manger.
« Les agriculteurs sont contre le Mercosur, parce qu’ils ne veulent pas faire entrer des aliments qu’ils ne veulent pas manger, déclare Christophe Chambon. La France a voté contre. On se sentait isolés, mais en 15 jours, la pression s’est inversée. La Pologne s’est positionnée contre. On espère rallier l’Italie et convaincre l’Allemagne », c’est le premier combat.
Le second combat porte sur le revenu.
Les prix du lait et de la viande se sont rapprochés du coût de production, mais il y a la défection de Lactalis pour un volume important de la collecte. « On travaille sur la reprise des volumes par d’autres collecteurs comme l’Ermitage, mais tout n’est pas finalisé. Il en manque encore. On ne comprend pas pourquoi Lactalis a fait ce choix », confie le secrétaire adjoint.
« 65% de ce qu’on nous a promis, n’a pas été obtenu ».
On n’aura pas une alimentation souveraine et saine, si on perd les agriculteurs. Il nous faut plus de soutien. insiste-t-il. La loi Egalim n’est toujours pas appliquée. Et si les prix sont « corrects », les coûts de production sont en augmentation. L’équation n’est toujours pas suffisante pour que les agriculteurs arrivent à vivre de leur métier. « Si on manifeste, c’est parce qu’on s’use, il nous faut un soutien fort de nos députés et sénateurs. Il faut que l’État s’engage, l’Europe aussi ! ».
Laissez-nous travailler.
Dernier combat, la simplification administrative et un contrôle administratif unique par an par exploitation groupé sur une demi-journée. C’est une promesse de l’État début 2024. « L’avenir nécessite de travailler ensemble pour une sécurité alimentaire française et européenne. En France, on à la chance d’avoir une diversité de systèmes. On est conscient qu’une majorité de Français se heurtent à un problème de Pouvoir d’achat, mais ce n’est Pas à nous de l’assumer. On n’en a pas les moyens. Pour l’instant, il y a une grande frustration ! ».
Brigitte Boulay.

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