La liquidation des thermes le 28 novembre 2024 n’était une surprise pour personne. « La station thermale avait plus de 35 ans, explique Lydie Barbaux, maire de Plombières-les-Bains, nous voulons faire de cette défaillance une opportunité, en construisant une offre qui réponde plus aux attentes des touristes, sans oublier les curistes ». Plombières regarde devant !
La fréquentation des curistes est passée de 4000 à 800. « La station thermale a plus de 35 ans, elle ne correspond plus à l’attente, explique la maire. Les eaux sortent sur certaines sources à 80°C, en moyenne à 70°C. Il faut faire quelque chose de cette chaleur, plutôt que refroidir l’eau avant qu’elle ne soit utilisée pour les thermes. Aujourd’hui avec le réchauffement climatique, on ne peut plus consommer d’énergie à refroidir de l’eau ».
Utiliser la chaleur des eaux
La ville va lancer une étude de repositionnement des Thermes. L’objectif est la sauvegarde des bâtiments, de déterminer s’il est opportun de maintenir une activité thermale ou vers quoi l’orienter et définir s’il est possible de récupérer les calories pour un réseau de chaleur par exemple, avant l’utilisation à une température autour de 50°C.
Une station de bien-être
« L’idée serait de faire de cette station, une station de bien-être avec les cures, mais ce sont souvent des locaux ou voisins, qui viennent, font leur cure et repartent chez eux sans consommer. Il n’est pas question de les oublier, mais souhaiterait développer les soins Bien-Ëtre comme à Baden-Baden. Les clients viendraient se ressourcer, profiter des eaux et des soins, et passer quelques jours de détente. Nous parions sur un quarté gagnant : les eaux, le patrimoine exceptionnel, la culture et la nature ».
Une station de bien-être
« L’idée serait de faire de cette station, une station de bien-être avec les cures, mais ce sont souvent des locaux ou voisins, qui viennent, font leur cure et repartent chez eux sans consommer. Il n’est pas question de les oublier, mais souhaiterait développer les soins Bien-Ëtre comme à Baden-Baden. Les clients viendraient se ressourcer, profiter des eaux et des soins, et passer quelques jours de détente. Nous parions sur un quarté gagnant : les eaux, le patrimoine exceptionnel, la culture et la nature ».
Alléger les contraintes
« On travaille pour que les contraintes sur les bâtiments classés historiques soient allégées. Par exemple, avoir la possibilité d’installer des panneaux photovoltaïques s’ils ne sont pas visibles, pouvoir mettre des fenêtres PVC imitation bois … Et on a une opération Bunti-Bimby qui permet de modéliser des projets, pour que les propriétaires imaginent ce qui est possible en aménagement d’espaces verts en terrasse, en réunissant 2 appartements ou en créant des puits de lumière ».
Retrouver le dynamisme
« C’est la fermeture de l’espace Calodae qui drainait 27 000 visiteurs, qui nous a fait le plus mal. On ambitionne de retrouver le faste et la vie qui existait avant, attirer des habitants par la qualité de vie et ramener une activité économique. Les travaux pour une maison de santé devraient commencer dans le bâtiment de l’hôtel de ville au 2° semestre 2025. La mairie se déplaçant sur son aile arrière ». Baden-Baden pourrait se positionner pour faire l’étude sur les thermes.
Passer du cercle vicieux au cercle vertueux
Plombières-les-bains ne peut pas y aller seule, il faut un co-portage. « La rénovation des thermes, c’est au moins 1M€ pour 4000 curistes. L’étude devrait se terminer fin 2025. On est en transition. On veut passer du cercle vicieux au cercle vertueux en incluant les enjeux climatiques et les nouvelles attentes. On a beaucoup de chemin, mais on est en route ! Notre marché de Noël a vu 45 000 visiteurs. On ne sauvera pas tout, mais on va se concentrer sur le centre historique. On veut être une petite ville où on vit bien ».
Brigitte Boulay.
