Les gendarmes des Vosges ont contrĂ´lĂ© des poids lourds pendant ce week-end de PĂ¢ques pour vĂ©rifier que les chauffeurs respectaient bien leur temps de repos hebdomadaires. La rĂ©glementation leur interdit de prendre leurs 45 heures de repos hebdomadaires dans leur vĂ©hicule et oblige les entreprises qui les emploient Ă leur payer une chambre d’hĂ´tel.
Pourtant, 14 des camions contrĂ´lĂ©s n’Ă©taient pas en règle et beaucoup de chauffeurs ont eu une drĂ´le de surprise au rĂ©veil : les amendes distribuĂ©es s’Ă©lèvent Ă Â 750 euros, mĂªme si c’est bien la compagnie qui paie, et non les chauffeurs.
Les conducteurs doivent dormir impĂ©rativement Ă l’hĂ´tel, pour tout ce qui relève de leurs 45 heures de repos hebdomadaires, c’est ce que dit la rĂ©glementation europĂ©enne. Or, la grande majoritĂ© des conducteurs contrĂ´lĂ©s dormaient sur leur couchette, dans leur camion, depuis deux jours, dans des conditions jugĂ©es indĂ©centes.
Concurrence déloyale
Tous ces chauffeurs routiers travaillent pour des entreprises de l’Europe de l’Est (BiĂ©lorussie, Pologne et Ukraine) et de pays baltes.
Il apparaĂ®t que ces entreprises prĂ©fèrent prendre le risque de payer une amende plutĂ´t que de payer des centaines de chambres d’hĂ´tel Ă leurs salariĂ©s. Elles imposent en plus des rythmes monstrueux Ă des routiers qui ne peuvent pas refuser le travail.
