Une cérémonie dévoilait ces 10 pavés scellés au centre-ville ce lundi soir, rendant leur identité à des Spinaliens exterminés en camp de concentration sous le régime nazi.
« Vous ramenez sur l’espace urbain des gens exterminés, commente Léon Sibeoni, ancien président de la communauté israélite d’Épinal-Remiremont. Nous sommes juifs, mais Français d’abord. Ces camps, c’était la fin de vie et l’invisibilité. Nous ramenons des ténèbres de l’oubli, des abysses des charniers, nos amis juifs. Ils ont été effacés de l’histoire et aujourd’hui, nous leur rendons une identité ».
– Svlama Rozenberg au 6 rue des Minimes,
– Paul Glicenstein et son épouse Cyrla Baron au 18 rue des Minimes
– Yvonne Judas épouse de Lucien Halbronn au 7 rue François de Neufchâteau
– Ida Williard épouse de Georges Halbronn au 15 rue Boulay de la Meurthe
– Margot Wolff épouse de Marcel Halbronn au 4 rue Parmentier
– Hinda Rotenberg épouse Rapoport, ses enfants Sara et Iser Israël Rapoport au 29 rue Gambetta
– Marie-Antoinette Gout au 14 rue des Petites boucheries résistante reconnue juste parmi les nations.
En 1953, la Knesset (parlement d’Israël), en même temps qu’elle créait à Jérusalem le mémorial de Yad Vashem consacré aux victimes de la Shoah, décida d’honorer « les Justes parmi les nations qui ont mis leur vie en danger pour sauver des Juifs ». Le titre de Juste est décerné au nom de l’État d’Israël par le mémorial de Yad Vashem).
Cette cérémonie était organisée à l’initiative de l’historien spinalien Alexandre Laumond qui accompagne un projet pédagogique avec les élèves des lycées Claude Gellée et Louis Lapicque, pour retracer les parcours de ces personnes.

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