Remiremont – Le conseil municipal décide d’instaurer une taxe sur les « friches » commerciales

La Ville entend réduire le taux de vacance des commerces en instituant une taxe à leurs propriétaires, afin de les inciter à remettre leurs biens sur le marché. Une délibération vient d’être prise en ce sens. 

Même si le taux de vacance commerciale est faible, il existe cependant à Remiremont. Afin de parer à ce constat, la ville a commencé d’engager un dialogue avec les propriétaires de locaux commerciaux disponibles afin d’en évaluer la raison. Une première analyse fait ressortir trois cas précis : soit le propriétaire ne souhaite pas relouer, soit il ne veut pas faire de travaux, soit le loyer demandé est trop élevé.

La concertation engagée par la Ville et qui va se poursuivre, a pour principal objectif de pousser les propriétaires concernés à remettre leurs biens sur le marché, ou encore à les réhabiliter en vue d’une nouvelle installation. En ce sens, le conseil municipal vient de décider l’application d’une taxe qui sera mise en œuvre dans le cadre légal de l’article 1530 du Code des Impôts. Elle s’appliquera au 1er octobre 2026 selon une grille évolutive : 20 % la 1ère année, 30 % la 2ème année, puis 40 % à partir de la 3ème année.

Une mesure forte soutenue par les commerçants 

Les locaux visés sont ceux soumis à la taxe foncière sur les propriétés bâties inoccupées au moins deux ans au 1er janvier et qui ne sont plus assujettis à la cotisation foncière des entreprises. Cette mesure concerne des locaux situés en cœur de ville comme en périphérie. Elle a par ailleurs fait l’objet d’une concertation avec « La Volont’R », l’association des commerçants et acteurs économiques de Remiremont et des environs. Cette dernière avait mené une enquête auprès de ses adhérents et 98 % d’entre eux s’étaient montrés favorables à la mise en place de cette taxe ainsi  validée par le conseil municipal.

Une mesure forte pour lutter contre la vacance locative, même si Remiremont peut se targuer d’avoir une occupation commerciale plus que convenable pour une ville de moins de 8.000 habitants. Quinze nouveaux commerces ont d’ailleurs été recensés sur les neuf premiers mois de l’année. Une attractivité bien perçue par une clientèle spinalienne et du secteur nord de la Haute-Saône.

D.P.